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ANNUAIRE Santé et Travail du Sexe

Trouver une structure

Communiquer avec un médecin

Si vous venez, ou avez été récemment exposé.e à des violences, vous pouvez avoir besoin d’une prise en charge médicale (pour être soigné.e, obtenir une contraception d’urgence et/ ou un traitement pour prévenir les risques de transmission d’IST).

Si vous ne parlez pas français, vous pouvez remplir le questionnaire suivant, et vos réponses seront automatiquement traduites en français, afin de communiquer facilement avec le personnel médical.

Surmonter un choc

Après une agression, il est fréquent de se sentir mal, triste et/ou déprimée.

Comment reconnaitre les symptômes et comment agir pour se soigner?

Il se peut que vous soyez en état de choc. Parlez-en à une personne de confiance : un proche, une association, un médecin, …​

  • Après une agression, comment surmonter le choc?

Après une agression, comment surmonter le choc?

Il vous arrive de faire l’expérience d’une ou plusieurs de manifestations suivantes :  

  • Vous avez l’impression de revivre régulièrement un événement difficile à travers des pensées, des flashbacks, des sensations ou des images qui vous reviennent de façon régulière 

  • Vous avez des difficultés à dormir et/ou des cauchemars fréquents 

  • Vous avez des difficultés à vous concentrer et des pertes de mémoires 

  • Vous vous sentez très anxieux.se et/ ou en danger permanent (par exemple vous vous retournez toujours dans la rue, vous sursautez facilement etc.) 

  • Vous êtes irritable, avez des sautes d’humeurs et/ou des troubles de l’appétit 

  • Vous êtes dépriméE et/ou vous avez parfois des pensez suicidaires 

  • Vous vous sentez déconnectéE, comme « hors de vous-même », vous avez l’impression d’être spectateur des événements  

  • Vous avez des douleurs physiques qui ne semblent pas liées à un problème de santé 

Pourquoi ressentez-vous cela ?  

Ces expériences sont fréquentes si vous vivez ou avez vécu un événement difficile, violent et/ou effrayant. Par exemple, si vous avez subi une agression dans la rue avec une arme, quelqu’un vous suit ou vous a suivi dans la rue et vous changez vos habitudes pour l’éviter, vous êtes ou avez été agressé verbalement et/ou physiquement dans votre quotidien, vous avez subi une agression sexuelle ou un viol etc. 

Cependant, ces conséquences sur votre quotidien peuvent être difficiles à gérer seul.e. Ainsi, si ces manifestations durent et deviennent particulièrement gênantes, il est possible que vous ayez besoin d’être accompagnéE/soutenuE.  

Que faire ?  

  • Vous pouvez en parler à des personnes de confiance autours de vous. 

  • Vous pouvez vous adresser aux associations qui pourront vous orienter vers quelqu’un à qui en parler. N’hésitez pas à vous rendre directement aux permanences psychologiques des associations. 

  • Vous pouvez en parler à votre médecin traitant ou à un médecin des urgences. N’hésitez pas à demander explicitement au médecin de vous orienter vers un soutien psychologique. 

Vous pouvez également vous faire accompagner au niveau légal. N’hésitez pas à consulter la rubrique « vos droits » pour plus d’informations. 

Un.e psychologue est un.e professionnel.le à qui vous pouvez vous confier sur votre expérience en toute confidentialité. Il/elle peut vous fournir un espace d’écoute bienveillante et vous aider à mobiliser vos ressources pour surmonter les réactions gênantes dont vous pouvez faire l’expérience. 

 

 

« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »

Limiter le risque de grossesse non désirée

  • Vous pouvez prendre une pilule contraceptive jusqu’à 5 jours après un rapport à risque​

  • Il est possible d’interrompre une grossesse jusqu’à 14 semaines après les dernières règles​

  • Le stérilet peut servir de contraception d’urgence dans les 5 jours après un rapport, puis devient une contraception permanente ​

En cas de rapport non protégé, de retard dans les règles ou de signes inhabituels : rendez vous le plus rapidement possible en pharmacie ou prenez rendez-vous chez votre médecin ou au planning familial​.

  • La contraception d'urgence
  • L'avortement

La contraception d'urgence

Pilule du lendemain ou pilule du surlendemain 

Comment ?   

Prenez le comprimé le plus tôt possible après le rapport Il existe deux types de pilule, l’une est efficace jusqu’à 3 jours après le rapport  

(« pilule du lendemain ») et l’autre jusqu’à 5 jours maximum (« pilule du surlendemain »)   

En cas de vomissement dans les 3 heures après la prise, il est nécessaire de prendre un nouveau comprimé 

Où l’obtenir ?   

Elles peuvent être obtenues en pharmacie sans ordonnance  

La « pilule du lendemain » coute entre 5 et 10 euros et la « pilule du surlendemain » coute une vingtaine d’euros.  

Si vous avez une ordonnance, elles seront remboursées à 65% par la sécurité sociale  

Les deux pilules sont gratuites pour les mineures 

ATTENTION ! La contraception d’urgence n’est pas efficace à 100%. En cas de retard de règles ou de signes inhabituel, il ets conseillé de faire un test de grossesse. Pour cela, vous pouvez obtenir un test urinaire directement en pharmacie ou vous faire prescrire une prise de sang par une sage-femme ou un médecin. 

L'avortement

L’IVG (INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE) OU AVORTEMENT 

Si vous tombez enceinte et que vous souhaitez interrompre la grossesse, vous avez le droit d’avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines après les dernières règles).  

Si vous souhaitez avorter, prenez rendez-vous le plus rapidement possible chez votre gynécologue ou au Planning Familial de votre département. 

Le stérilet ou Dispositif intra utérin DIU en cuivre  

Où l’obtenir ?   

Il peut être utilisé comme contraception d’urgence s’il est posé dans les 5 jours après le rapport  

Une fois posé, il sert ensuite de contraception permanente.   

Comment ?   

Le stérilet doit impérativement être posé par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme  

Ainsi, il sera nécessaire de prendre un rendez-vous en urgence avec une sage-femme ou un médecin qui accepte de poser un stérilet 

Un stérilet coute environ 30 euros en pharmacie et est remboursable à  

65% par la sécurité sociale 

 

 

 

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Se faire dépister

  • Vous pouvez vous faire dépister gratuitement et anonymement dans un CeGGID pour toutes les IST​

  • Vous pouvez réaliser vous-même un test pour le VIH avec un TROD ou un autotest disponible gratuitement dans de nombreuses associations​

  • Un test VIH devient totalement fiable 6 semaines après le dernier rapport non protégé pour un test classique, et après 3 mois pour un TROD​

Plus une IST est détectée rapidement, plus il sera facile de la traiter. Il est donc important de se faire dépister régulièrement, même en l’absence de symptôme particulier​.

  • Pourquoi se faire dépister?
  • Où se faire dépister?

Pourquoi se faire dépister?

Il est important de se faire dépister régulièrement pour le VIH et les autres IST même en l’absence de symptômes car vous pouvez avoir attrapé une IST qui ne présente pas de symptômes particuliers. Or, plus une IST est détectée rapidement, plus facilement elle pourra être traitée. Pour un dépistage complet, il est recommandé en plus de la prise de sang d'effectuer des prélèvements au niveau des zones anale, vaginale et buccale. 

Quand ? 

Les marqueurs du VIH apparaissent tardivement dans le sang, il faut donc attendre 6 semaines minimum pour faire le test après un rapport sexuel non protégé pour confirmer un résultat négatif ; Selon le type de test choisis, les délais de fiabilité pourront varier de 6 semaines (tests en laboratoire et en CeGIDD) à 3 mois (TROD et autotest) après la prise de risque. 

Où se faire dépister?

POUR L’ENSEMBLE DES IST : 

  • Dans un Ceggid (centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites virales et des IST) vous pouvez vous faire dépister gratuitement, anonymement et sans ordonnance 

  • Dans un laboratoire d’analyse médicale : vous pouvez vous rendre dans un laboratoire d’analyse public ou privé. Cependant, si vous n’avez pas d’ordonnance, l’ensemble des frais seront à votre charge. Vous pouvez également demander une ordonnance à votre médecin traitant et dans ce cas les coûts seront en partie remboursés par la sécurité sociale. Le test du VIH est remboursé à 100% par la sécurité sociale. 

POUR LE VIH/VHC/VHB SEULEMENT : 

  • Le test de dépistage rapide (TROD) pour le VIH/VHC/VHB seulement : le test rapide consiste à prélever une goutte de sang par une piqure au doigt et permet d’obtenir un résultat dans les 30 min maximum. Des séances de tests rapides sont proposées par de nombreuses associations de façon gratuite et anonyme. 

  • Autotest du VIH en vente en pharmacie et disponible gratuitement dans les CeGIDD et associations : l’autotest est un test à réaliser soi-même et permet d’avoir un résultat en 15 min 

Image compte Insta @DrNaked

Infections Sexuellement Transmissible (IST), les connaitre et se protéger

La santé sexuelle repose sur plusieurs moyens de prévention complémentaires.Le dépistage permet de savoir si l’on a une infection (VIH, hépatites, autres IST) et d’accéder rapidement à un suivi et à un traitement si besoin. Les outils de prévention comme les préservatifs ou les traitements préventifs permettent de réduire le risque de transmission lors des relations sexuelles.
En cas d’exposition à un risque, il existe des solutions d’urgence pour limiter le risque d’infection.

Les traitements permettent aussi aux personnes vivant avec le VIH de rester en bonne santé et d’éviter de transmettre le virus.
En parallèle, certains vaccins protègent contre des infections comme les papillomavirus ou les hépatites, et préviennent des complications graves (dont certains cancers).
L’ensemble de ces outils peut être combiné pour construire une protection adaptée à chaque situation et à chaque personne.
  • Les IST, c'est quoi ?
  • Les différentes IST
  • Le préservatif
  • Le dépistage
  • Le traitement post-exposition ou TPE
  • Le traitement comme prévention (TasP)

Les IST, c'est quoi ?

Que sont les IST ?

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont causées par des bactéries, virus, champignons ou parasites. Elles se transmettent d'une personne à une autre par contact peau à peau ou par contact avec des fluides corporels tels que le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales et anales, le lait maternel, le sperme et le sang. Généralement, les organismes responsables des IST pénètrent dans le corps par une peau endommagée ou par les muqueuses, c'est-à-dire les surfaces chaudes et humides comme le vagin, l'urètre, l'anus, la bouche et les yeux. Les muqueuses sont beaucoup plus fines et plus facilement endommagées que la peau ordinaire. Lorsqu'un virus se propage d'une personne à une autre par contact sang-sang ou lorsque des fluides corporels infectés pénètrent dans la circulation sanguine (on parle alors parfois de Virus Transmissible par le Sang ou VTS).

Il existe de nombreux types d'IST, provoquant divers problèmes de santé à court et à long terme. Certaines ne présentent pas de symptômes mais peuvent entraîner des complications de santé modérées à graves. Une IST peut être transmise même sans symptômes. La plupart des symptômes d'IST sont traitables, et elles peuvent généralement être prises en charge par un traitement continu.

Qui peut contracter une IST ?

Toute personne sexuellement active peut transmettre ou contracter une IST. Les pratiques sexuelles plus sûres peuvent réduire considérablement votre risque d'attraper ou de transmettre une IST.

La honte et la stigmatisation liées aux IST empêchent souvent les gens de chercher à se faire dépister et traiter. La stigmatisation vient généralement de la croyance incorrecte selon laquelle avoir une IST résulte de pratiques sexuelles « mauvaises » ou « inappropriées ».

La vérité est que les IST sont simplement des conditions médicales sans implications morales ou immorales inhérentes. Elles sont très courantes, et toute personne qui a une quelconque activité sexuelle peut en contracter une. La stigmatisation liée aux IST peut être externe – comme être jugé·e négativement par notre entourage – ou intériorisée – lorsque nous nous jugeons négativement nous-mêmes.

Comment puis-je contracter ou transmettre une IST ?

Chaque IST et a un potentiel de transmission et des impacts sur la santé différents. Il est donc important d'en savoir suffisamment sur eux pour prendre les précautions appropriées. Avoir des rapports sexuels vaginaux, anaux et oraux non protégés augmente votre risque de contracter ou de transmettre une IST ou un VTS. Une personne peut être atteinte de plusieurs infections à la fois, et avoir une IST existant(e) peut augmenter le risque de contracter d'autres IST.

Il est également possible de transférer une IST d'une partie de votre corps à une autre. Par exemple, vous pouvez transférer une IST comme la gonorrhée de votre vagin à votre gorge via un pénis qui a été en contact avec les deux zones. Cependant, ce n'est pas très courant. De nombreuses IST peuvent être transmis par le partage d'objets tels que des jouets sexuels ou du matériel de lavement. Certains IST, comme l'hépatite C, peuvent survivre longtemps à l'extérieur du corps.

Les gens ignorent souvent qu'ils ont une IST et peuvent donc les transmettre à d'autres sans le savoir. En effet, bien que les IST puissent présenter des symptômes, ils n'apparaissent pas toujours : beaucoup sont « asymptomatiques ». Cela peut les rendre difficiles à détecter. Un dépistage régulier des IST, ainsi qu'un dépistage en cas d'exposition potentielle à une IST, est important pour vous protéger et protéger vos partenaires sexuels autant que possible.

Une IST non traitée peut causer des problèmes de santé et des infections secondaires. Il est donc important de se faire dépister si vous pensez avoir pu en contracter une. Certaines IST peuvent ne pas présenter de signes immédiats, mais des symptômes et/ou complications peuvent apparaître des mois ou des années plus tard.

Pour se protéger des IST, les moyens les plus efficaces sont : la connaissance du sujet, les préservatifs, les vaccins et les traitements médicamenteux.

Quels sont les symptômes courants des IST ?

Bien que chaque IST ou VTS puisse se manifester différemment, si vous présentez l'un des signes suivants, vous devriez faire un contrôle de santé sexuelle dès que possible :

  • douleur ou sensation de brûlure en urinant
  • augmentation ou changement de couleur ou de texture des pertes vaginales
  • changement d'odeur des organes génitaux ou de l'anus
  • bosses, cloques, plaies ou éruptions cutanées
  • saignements vaginaux ou anaux inhabituels
  • douleur ou saignement pendant les rapports sexuels
  • douleur anale ou douleur dans le bas-ventre
  • douleur au scrotum ou aux testicules
  • démangeaison ou irritation persistante des organes génitaux ou de l'anus
  • fièvre ou symptômes pseudo-grippaux
  • diarrhée persistante

Cette liste n'est pas exhaustive.

Voici un tableau des risques d'infection en fonction des biais de contamination pour les IST les plus courantes :

Les différentes IST

Les différentes IST

VIH / SIDA

  • Le VIH est une infection qui attaque progressivement les défenses immunitaires / les cellules du corps qui normalement doivent le protéger. Quand les défenses immunitaires sont trop faibles face au virus, la personne souffre alors de Syndrome d'ImmunoDéficience Acquise (SIDA). 
  • Il n’existe pas de vaccin actuellement mais :
  • Il existe aujourd’hui un traitement permettant de vivre en bonne santé, aussi longtemps qu’une personne qui n’est pas infectée, quand le traitement est pris correctement. 
  • Une personne qui suit son traitement correctement ne transmet pas le VIH / ne contamine personne. On dit qu'elle est "indétectable" (pour charge virale indétectable).
  • Le dépistage et la prise en charge du VIH sont pris en charge à 100%, pour les personne avec ou sans couverture maladie.

Il existe différents moyens très efficaces de se protéger, notamment :

  •  le préservatif (interne et externe)
  •  le traitement post-exposition / TPE : en cas d’urgence, par exemple si un préservatif craque, un traitement d’urgence existe pour protéger du virus du sida. Plus on le prend vite, plus il est efficace, au maximum dans les 72h qui suivent le rapport sexuel à risque. Disponible aux urgences de l’hôpital le plus proche (les urgences sont ouvertes 24h/24).
  • la prophylaxie pré-exposition / PrEP : un traitement préventif qui consiste en : une prise de médicaments ; des dépistages complets tous les trois mois (VIH, hépatites et autres IST) ; un suivi médical. Cette méthode permet de ne pas se poser la question de la protection contre le VIH au moment des rapports sexuels, mais ne protège pas contre les autres IST. La PrEP est accessible à toute personne de plus de 15 ans séronégative (non infectée par le VIH), vaccinée contre le VHB (et la vaccination contre le VHA est vivement conseillée), sur ordonnance d'un.e médecin.

Hépatite B / VHB

  • Il existe un vaccin.
  • Un traitement existe, mais qui ne guérit pas. Une hépatite B non traitée attaque le foie progressivement et peut mener à la mort.

Hépatite C / VHC

  • Pas de vaccin.
  • Il y a un traitement très efficace, qui dure 2-3 mois et qui permet de guérir ! Par contre, vous pouvez être réinfecté.e même après avoir été guéri.e donc il faut savoir comment éviter une réinfection.
  • Une hépatite C non traitée attaque le foie progressivement et peut mener à la mort.

Papillomavirus / HPV

  • Les papillomavirus, ou HPV, sont des virus très contagieux qui se transmettent par contact au niveau des parties sexuelles, avec ou sans pénétration. Le plus souvent : sans symptôme !
  • Parfois, des verrues, qui peuvent être traitées.
  • Tous les hommes, femmes et personnes non binaires les rencontrent un jour. La plupart l’élimine. Une petite partie des gens le garde sans développer de maladie.
  • MAIS pour une minorité de personne infectée : développement de lésions pré-cancéreuses et de cancers, notamment du col de l’utérus, des cancers anaux et de la gorge.
  • Un vaccin existe, recommandé pour les adolescentes ET adolescents.
  • Ce sont des cancers évitables par le dépistage, et un traitement existe permettant d’en guérir.

Le préservatif

Le préservatif externe

Un préservatif externe est une gaine ultra-mince fabriquée à partir de divers matériaux, qui se déroule sur la verge. Seuls les préservatifs en latex, en polyuréthane et en polyisoprène sont efficaces pour prévenir la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST) et des virus transmissibles par le sang (VTS). Les préservatifs en membrane animale (agneau) n’ont pas prouvé leur efficacité contre la transmission du VIH. Les préservatifs empêchent l’échange de fluides corporels pendant les rapports sexuels. Cependant, il est toujours possible de contracter certaines infections, même avec un préservatif, car il ne couvre que la verge. Le pénis et l’intérieur du vagin ou de l’anus sont protégés par le préservatif, mais les zones environnantes ne le sont pas (un chancre de syphilis peut par exemple se trouver sur la cuisse d'où l'importance de bien observer la personne).

Vous pouvez appliquer du lubrifiant à base d’eau et/ou de silicone sur vous-même avant la rencontre avec un client. Les préservatifs en latex peuvent avoir un effet desséchant, il est donc important d’utiliser toujours du lubrifiant. Si vous débutez dans le travail du sexe, appliquez-en plus que ce que vous pensez nécessaire. Si l’acte sexuel dure longtemps, réappliquez du lubrifiant et/ou mettez un nouveau préservatif pour minimiser les risques de rupture. Il est bon de rester attentif(ve) au préservatif pendant tout l’acte, au cas où il glisserait ou serait enlevé. Vérifier discrètement le préservatif fréquemment aide à éviter cela.

Retrait du préservatif :

  1. Faites-le immédiatement après l’éjaculation.
  2. Maintenez la base du préservatif pendant le retrait du pénis : si vous attendez qu’il devienne mou, le préservatif peut glisser ou du sperme peut se renverser.
  3. Faites un nœud à l’extrémité du préservatif.
  4. Enroulez-le dans du papier mouchoir et jetez-le à la poubelle.
  5. Ne réutilisez jamais un préservatif.

Conseils pratiques

  • Comparez les produits pour trouver des préservatifs adaptés à vous et/ou aux besoins de vos clients. Si possible, ayez sur vous une variété de tailles et de marques.
  • Utilisez uniquement des lubrifiants à base d’eau ou de silicone et des lotions de massage avec les préservatifs en latex et polyisoprène, car les produits à base d’huile (Vaseline, huile pour bébé, lotions corporelles) peuvent faire craquer le préservatif. Vous ne pouvez utiliser des lubrifiants à base d’huile qu’avec des préservatifs en polyuréthane.
  • Vérifiez la date de péremption sur l’emballage.
  • Essayez d’utiliser vos propres préservatifs et lubrifiants, car vous connaissez leurs conditions de stockage.
  • Conservez les préservatifs dans un endroit frais et sûr, à l’abri des objets pointus (pas en vrac dans votre sac avec une lime à ongles).
  • N’utilisez jamais deux préservatifs l’un sur l’autre. Cela peut sembler plus sûr, mais ce n’est pas le cas. Les préservatifs frotteront l’un contre l’autre et se briseront ou glisseront plus facilement. Un seul préservatif est ce qu’il y a de plus sûr et c’est tout ce qu’il vous faut.
  • Utilisez un nouveau préservatif chaque fois que vous passez d’une pénétration vaginale à une pénétration anale.
  • Il peut être nécessaire d’utiliser un nouveau préservatif entre les rapports oraux, anaux et vaginaux, car certaines IST peuvent se transmettre entre différentes parties du corps (par exemple, transmettre la chlamydia de la gorge aux organes génitaux).
  • Utilisez un nouveau préservatif pour chaque personne lors d’un rapport en couple, à trois ou en groupe.
  • Jetez les préservatifs usagés à la poubelle, puis lavez-vous les mains. Ne les jetez pas dans les toilettes.
  • Utilisez des préservatifs sur les jouets sexuels s’ils ne sont pas à vous, ou si vous les utilisez sur des clients ou d’autres travailleur·euse·s du sexe.

Le préservatif interne

Le préservatif interne est une gaine souple, fine et pré-lubrifiée, conçue pour être insérée dans le vagin ou l'anus avant un rapport sexuel. Il n'est plus appelé préservatif féminin puisqu'il peut être utilisé par les hommes, notamment lors de rapport anal. Contrairement au préservatif externe qui se déroule sur le pénis, celui-ci se place à l'intérieur du corps.

Vous pouvez l'acheter en pharmacie ou vous le procurer gratuitement auprès d’associations de lutte contre le sida, dont AIDES, dans certains CEGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic) et dans les antennes du Planning familial.

Il se compose de deux anneaux flexibles aux extrémités :

  • L'anneau interne (à l'extrémité fermée) : il facilite l'insertion et maintient le préservatif en place à l'intérieur, juste derrière l'os pubien.
  • L'anneau externe (à l'extrémité ouverte) : il reste à l'extérieur du corps, couvrant la vulve ou l'ouverture anale.

Lorsqu'il est correctement positionné, le préservatif tapisse l'intérieur du vagin ou de l'anus et empêche le contact direct entre les muqueuses internes et les fluides corporels du partenaire.

Comment l'utiliser ? 

  • Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant.
  • En cas de rapport vaginal, pliez l'anneau qui se trouve au fond du préservatif en forme de 8, et insérez-le délicatement dans le vagin. L'anneau prendra place à l'intérieur, assurant que le préservatif reste bien en place.
  • En cas de rapport anal, enlevez l'anneau qui se trouve au fond du préservatif : vous n'en aurez pas besoin. Insérez le préservatif à l'intérieur de l'anus.
  • Introduire le préservatif aussi loin que possible.
  • Pousser vers le haut en faisant attention de ne pas tordre le préservatif.
  • Attention : assurez-vous de ne pas insérer la totalité du préservatif ; il doit recouvrir les lèvres du vagin, ou la partie extérieure de l'anus. 
  • Au moment de la pénétration, guider le pénis ou de l'objet à l’intérieur, et assurez-vous de maintenir le préservatif lors de l'insertion du pénis ou de l'objet, pour qu'il n'entre pas entièrement à l'intérieur.
  • Si le préservatif bouge ou colle au pénis, arrêtez-vous et ajoutez du lubrifiant à l'intérieur de la pochette ou sur le pénis.

Conseils pratiques :

  • Utilisation simultanée : N'utilisez jamais un préservatif interne en même temps qu'un préservatif externe (masculin). Les deux peuvent frotter l'un contre l'autre et se déchirer.
  • Lubrifiants : Utilisez des lubrifiants à base d'eau ou de silicone. Évitez les lubrifiants à base d'huile (Vaseline, huile pour bébé) qui peuvent détériorer le matériau.
  • Préparation : Vous pouvez insérer le préservatif interne en avance (jusqu'à 8 heures avant un rapport sexuel, il doit cependant être changé à chaque fois).
  • Vérification : Pendant l'acte, vérifiez discrètement que le pénis pénètre bien à l'intérieur du préservatif et que l'anneau externe n'est pas poussé à l'intérieur .
  • Problèmes courants : Si le préservatif glisse, sort ou si l'anneau externe est poussé à l'intérieur, arrêtez-vous, retirez-le et mettez-en un nouveau. Ajouter plus de lubrifiant peut aider à prévenir ces problèmes .
  • Zones environnantes : Le préservatif interne protège les zones qu'il couvre. Cependant, comme pour le préservatif externe, il n'offre pas une protection absolue contre les infections qui se transmettent par contact cutané (comme l'herpès ou le HPV), car certaines zones peuvent rester exposées .
  • Changement de type de rapport : Utilisez un nouveau préservatif interne si vous changez de type de pénétration (par exemple, passer du vaginal à l'anal) .
  • Stockage : Conservez les préservatifs dans un endroit frais et sec, à l'abri des objets pointus et de la chaleur excessive.

Schéma du positionnement du préservatif interne (ANSM) :

Que faire en cas de problème

Si le préservatif se déchire, glisse ou si le pénis pénètre à côté :

  1. Les deux partenaires doivent uriner et laver leurs parties génitales avec de l'eau et du savon immédiatement.
  2. Si vous craignez une grossesse, envisagez une contraception d'urgence (pilule du lendemain).
  3. Si vous êtes préoccupé(e) par un risque d'IST (y compris le VIH), consultez un professionnel de santé pour savoir si un traitement post-exposition (PEP) ou un dépistage est nécessaire.

Vous voulez plus d'informations ? Vous pouvez consulter :

Le site de l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé)

Le site de AIDES

Le site du Planning Familial

Le dépistage

Le prélèvement sanguin

C'est le test de référence pour savoir si on a le VIH : 

  • Il est réalisé en laboratoire ou en centre de santé
  • Il détecte le virus ou les anticorps dans le sang
  • Ses résultats très fiable à partir de 6 semaines après un risque
  • Il permet un diagnostic précis et un suivi médical en présentiel

 

Le test rapide ou TROD

Il est facile à faire (CeGIDD, associations, actions de terrain), avec un résultat en quelques minutes seulement :

  • Se fait avec une goutte de sang au bout du doigt
  • Résultat en 15 à 30 minutes

Depuis sa mise en place, il à permis d’élargir l’accès au dépistage. Attention, il n'est complètement fiable qu'environ 3 mois après un risque.

Pour ailler plus loin, le site d'AIDES.

 

Le traitement post-exposition ou TPE

Le traitement post-exposition ou TPE

Il s'agit d'un traitement d’urgence après un risque de VIH. 

  • À prendre le plus vite possible après un rapport à risque : idéalement dans les 4 heures, au plus tard dans les 48 heures
  • Il se compose de plusieurs médicaments actifs contre le VIH à prendre chaque jour
  • Le traitement dure environ 30 jours

Il permet de réduire fortement le risque de contamination.

Pour aller plus loin:

Sida Info Service: 0 800 840 800 https://www.sida-info-service.org/dossier-tpe-pep/

AIDES: https://www.aides.org/les-outils-de-prevention

 

Le traitement comme prévention (TasP)

Le traitement comme prévention (TasP)

Une personne vivant avec le VIH ne transmet pas le virus si son traitement est efficace.

  • Le traitement antirétroviral bloque la multiplication du virus
  • La quantité de virus devient indétectable

Résultat : le VIH ne peut plus être transmis lors des relations sexuelles.

Pour plus d'infos sur le TasP:

Sida Info Service: 0 800 840 800 ou https://www.sida-info-service.org/dossier-tout-savoir-sur-le-tasp/

AIDES: https://www.aides.org/prep

Que faire en cas d'agression?

Vous trouverez dans cette partie les réflexes à avoir pour se protéger après avoir vécu une situation d'agression:

  • Consultez un médecin pour vous faire soigner et demandez-lui de vous remettre un certificat médical​

  • Conservez des preuves et notez le maximum d’éléments qui pourraient permettre d’identifier l’agresseur​

  • Demandez un arrêt de travail et un certificat médical indiquant le nombre de jours d’ITT​

N’hésitez pas à contacter des ami.e.s ou une association pour obtenir du soutien. En tant que victime, vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, être assisté.e par un avocat et demander des indemnités.​

  • Les 7 réflexes à avoir après une agression
  • En cas de pénétration sans préservatif

Les 7 réflexes à avoir après une agression

1/ METTEZ-VOUS EN SECURITE

N’hésitez pas à contacter des ami.e.s et/ ou une association pour obtenir du soutien et des informations sur vos droits et/ou un accompagnement au niveau médical, psychologique ou judiciaire.

Consultez la carte pour trouver une association proche de vous. 

2/ CONSULTEZ UN MEDECIN (vous pouvez aller directement aux urgences) 

  • Pour qu’il vous soigne et demandez-lui de vous remettre un certificat médical qui décrit votre état. Cet examen permettra également de collecter des éléments de preuve en vue d’une éventuelle enquête judiciaire. 

  • Si vous avez été victime d’une agression sexuelle sans préservatif, vous pouvez bénéficier d’une contraception d’urgence (pilule du lendemain) et d’un traitement contre l’infection au VIH (traitement post-exposition ou TPE)  

Si vous ne parlez pas français, vous pouvez utiliser ce questionnaire pour communiquer facilement avec le personnel médical. Consultez la carte pour trouver le service d’urgence le plus proche.  

3/ CONSERVEZ LES PREUVES DE L'AGRESSION

  • Dans la mesure du possible ne vous lavez pas avant d’avoir fait pratiquer un examen médical 

  • Conservez dans un sac en papier à l’abri de l’humidité, tous les vêtements, linges, bijoux et accessoires que vous portiez au moment des faits. Ils pourront servir d’éléments de preuve ou à identifier l’agresseur.  

  • Si vous ne souhaitez pas voir un médecin, prenez des photos de vous avec les traces de l’agression sur lesquelles on peut voir votre visage.

4/ DEMANDEZ UN ARRET DE TRAVAIL ET UN CERTIFICAT MEDICAL INDIQUANT LE NOMBRE D'ITT

  • L’Incapacité totale de travail (ITT) est la période pendant laquelle il n’est pas possible de vivre normalement par l’incapacité d’effectuer les gestes de la vie courante (manger, s’habiller, se laver, se coiffer, conduire une voiture, faire ses courses etc.). 

5/ DEMANDEZ ET PRENEZ LES COORDONNEES DES PERSONNES TEMOINS 

6/ NOTEZ LE MAXIMUM DE DETAILS qui permettront d’identifier l’agresseur 

  • Quand ? Où ? Qui ?  

  • Description physique de l’agresseur avec le plus de détails possible, notamment cicatrices, tatouages, s’il y a une voiture : immatriculation, couleur, modèle etc. 

7/ DEPOSEZ UN SIGNALEMENT SUR NOTRE SITE

En tant que victime, vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, être assisté.e par un avocat et demander des indemnités. 

Vous pouvez agir et décider de saisir la justice même si l’agression est ancienne jusqu’à écoulement du délais de prescription. 

Les délais de prescriptions sont de 20 ans pour un crime, 6 ans pour un délit et 1 an pour une contravention. Ces délais sont susceptibles d’être allongés pour certains crimes ou délits graves et/ou si vous étiez mineur.e au moment des faits. 

Pour plus d’information, consultez la rubrique Connaitre ses droits 

En cas de pénétration sans préservatif

Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a moins de 48h 

Vous pouvez demander à obtenir un Traitement Post-Exposition pour réduire les risques de transmission du virus du SIDA (jusqu’à 48h après l’agression). 

Vous pouvez encore vous protéger contre les risques de grossesse non désirée en demandant à obtenir une contraception d’urgence (pilule du lendemain), en pharmacie sans ordonnance ou à l’hôpital. La pilule du lendemain coûte entre 5 et 10 euros. Elle est gratuite pour les mineur.e.s et remboursable à 65% par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance. 

Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a plus de 48h mais moins de 5 jours 

Vous pouvez encore vous protéger contre les risques de grossesse non désirée en demandant à obtenir une contraception d’urgence (pilule du lendemain ou du surlendemain), en pharmacie sans ordonnance ou à l’hôpital. 

La pilule du lendemain (efficace jusqu’à 3 jours après le rapport) coute entre 5 et 10 euros. La pilule du surlendemain (efficace jusqu’à 5 jours) coute une vingtaine d’euros. Les deux pilules sont gratuites pour les mineur.e.s et remboursables à 65% par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance. 

Il est trop tard pour bénéficier d'un Traitement Post-Exposition (TPE) pour limiter les risques de transmission du virus du SIDA, il est cependant recommandé de faire un test de dépistage 6 semaines après le rapport. 

Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a plus de 5 jours 

Il est trop tard pour bénéficier d'un Traitement Post-Exposition (TPE) pour limiter les risques de transmission du virus du SIDA, il est cependant recommandé de faire un test de dépistage 6 semaines après le rapport. 

Il est trop tard pour obtenir une contraception d’urgence. . Il est cependant recommandé de faire un test de grossesse à partir du premier jour de retard des règles. Si vous êtes enceinte, vous pouvez avorter jusqu’à 12 semaines de grossesses (soit 14 semaines après les dernières règles). 

Pour plus d’informations, consultez la rubrique Se soigner 

 

« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »

 

"Violences": qu'est ce que ca veut dire?

Retrouvez dans cette partie les définitions juridiques des actes de violences : viol, agression sexuelle, harcèlement, menace, chantage...

  • Violences sexuelles
  • Viol
  • Agression sexuelle
  • Violences physiques et morales
  • Harcèlement
  • Menace et Chantage
  • Proxénétisme VS Traite des êtres humains

Violences sexuelles

Les violences sexuelles sont des actes de nature sexuelle qui sont effectués sans votre consentement.  

Il est considéré que vous n’étiez pas consentant.e si :  

  • Vous avez émis un refus clair et explicite et/ou vous êtes défendu.e mais l'agresseur a exercé sur vous une contrainte physique (par exemple des violences comme des coups, ou vous avez été maintenue de force) ; 

  • Vous n’avez pas émis un refus clair et explicite et/ou ne vous êtes pas défendu.e car vous faisiez l'objet d'une contrainte morale ou une pression psychologique (par exemple des menaces, se faire passer pour la police, etc.) ; 

  • Vous n’étiez pas en état de pouvoir donner une réponse claire (par exemple, sous l'emprise de stupéfiants ou de l'alcool, vous étiez vulnérable en raison de votre état de santé ou vous avez perdu conscience). 

Viol

Le viol est un acte de pénétration sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise, c’est-à-dire sans votre consentement.

Tout acte de pénétration sexuelle est visé : vaginale, anale ou buccale (fellation/ cunnilingus), commis sur la victime ou sur l’auteur notamment par le sexe de l'auteur.e. Il peut aussi s'agir de pénétrations avec le doigt ou au moyen d'un objet.

Il n'est pas nécessaire qu'il y ait des violences physiques, ou que vous vous soyez débattus physiquement pour qu’il y ait viol. Le viol sera caractérisé dès lors que vous n'avez pas donné votre consentement explicite pour un rapport sexuel.

La tentative de viol est punie des mêmes peines que le viol. Il y a tentative de viol si l'auteur.e a essayé de vous violer, mais n'y est pas parvenu à cause d'un élément indépendant de sa volonté (exemple : vous vous êtes défendu ou des tiers sont intervenus). 

S'il n'y a pas eu pénétration, il s'agit d'un délit d’agression sexuelle. 

Vous pouvez porter plainte pour viol jusqu’à 20 ans après les faits. Ce délais est susceptible d’être allongé jusqu’à 30 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits. 

Agression sexuelle

L'agression sexuelle est toute atteinte sexuelle autre que le viol (sans pénétration) commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. Pour qu'il y ait agression sexuelle, un contact physique est nécessaire entre l'auteur.e et vous (par exemple, des attouchements, une « main aux fesses », des baisers forcés...).  

La tentative d'agression sexuelle est punie des mêmes peines. Il y a tentative d'agression si l'auteur.e a essayé de vous agresser mais n'y est pas parvenu à cause d'un élément indépendant de sa volonté (exemple : vous vous êtes défendu.e ou des tiers sont intervenus). 

Vous pouvez porter plainte pour agression sexuelle jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé jusqu’à 20 ans à partir de votre majorité si vous étiez mineur.e au moment des faits. 

Violences physiques et morales

Le terme « violences » désigne l'ensemble des actes portant atteinte à l'intégrité physique ou psychique des personnes. Ces violences peuvent tout aussi bien être corporelles que morales. 

Une violence physique désigne l’acte par lequel une personne porte atteinte à l’intégrité physique d’une autre personne. La violence physique suppose le contact physique entre l’agresseur et vous, un acte d’agression à votre encontre. Il n’est pas nécessaire que vous soyez blessé.e. Il peut s’agir par exemple : de pincements, gifles, coups de poing ou de pied, étranglement, morsures, brûlures, bras tordus, agression avec une arme... 

Les violences peuvent également être morales, elles sont utilisées par l’agresseur pour vous intimider, vous déstabiliser, inspirer la peur. Il peut s’agir d’attitudes ou de propos humiliants, dénigrants, méprisants, d’insultes etc. 

Violences physiques et morales peuvent avoir lieu en même temps mais également séparément.  

Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans après les faits.  

 

Harcèlement

Il se manifeste par des agissements malveillants répétés. Le fait de harceler quelqu’un par des propos ou comportements répétés entraînant une dégradation des conditions de travail, susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’affecter sa santé physique ou mentale est puni par la loi.  

Ce harcèlement peut avoir lieu aussi bien chez vous que sur la voie publique, notamment dans la rue (par exemple si quelqu’un vous suit ou vous surveille de façon insistante et répétée), et même sur internet ou encore par téléphone (par exemple des appels téléphoniques multiples et agressifs, ou plusieurs messages inappropriés). 

Si vous êtes victime de harcèlement, vous pouvez en parler à la police ou à la gendarmerie, porter plainte, ou déposer une main courante*, qui pourra servir de preuve plus tard si vous décidez d’engager une procédure.  

Dans tous les cas, afin de caractériser le harcèlement, il faudra prouver que ces agissements malveillants sont répétés. Pensez donc à conserver toutes les preuves que vous pourriez avoir (ex : SMS, appel, enregistrements, captures d’écrans sur les réseaux sociaux etc.) 

Vous pouvez porter  plainte jusqu’à 6 ans à partir du dernier acte de harcèlement. L’ensemble des actes commis précédemment, même s’ils datent de plus de 6 ans pourront être pris en compte par la justice. 

 

Menace et Chantage

Menace :

Une menace désigne le fait d’exprimer le projet de nuire à quelqu’un. Il s’agit d’un acte d’intimidation visant à susciter de la crainte chez la personne visée. Par exemple, une menace de mort, une menace de commettre un crime (ex : un viol), ou un délit (ex : violences) 

Cette menace est punie par la loi, même si la personne qui vous a menacé n’est pas passée à l’acte, lorsque cette menace est soit réitérée, soit qu’elle prend la forme d’un écrit (ex : texto), d’une image ou tout autre objet.  

Une menace de commettre un crime ou un délit contre une personne peut également renfermer un ordre de remplir une condition (exemple : « Si tu ne fais pas ce que je t’ordonne, je te tue / je te frappe »).  

Le fait de vous menacer dans le but de vous empêcher de porter plainte est également interdit par la loi. Vous pouvez également déposer une main courante* si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement.   

Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans après les faits. 

* Contrairement à une plainte, l’auteur.e des faits ne sera pas informé de votre démarche. Cela permettra de vous protéger et également de constituer un début de preuve utile si jamais les faits se répètent et que vous souhaitez plus tard engager des poursuites judiciaires.  

Chantage :  

Le chantage est le fait d'obtenir, en menaçant de révéler ou d'attribuer des faits de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque. Le chantage est une infraction qui est punie par la loi. 

Cela signifie que le délit de chantage consiste à obtenir quelque chose de quelqu’un en recourant à des menaces ou à toute autre forme de pression. Cela peut par exemple être le cas si quelqu’un vous menace de révéler un secret ou dire certaines choses sur vous pour vous forcer à lui remettre de l’argent ou un bien qui vous appartient. 

Vous pouvez porter  plainte jusqu’à 6 ans à partir du dernier acte de harcèlement. L’ensemble des actes commis précédemment, même s’ils datent de plus de 6 ans pourront être pris en compte par la justice. 

Proxénétisme VS Traite des êtres humains

Proxénétisme : 

Vous pouvez porter plainte lorsque :  

  • Quelqu’un vous prend vos revenus  

  • Quelqu’un exerce une pression quelconque sur vous pour que vous vous prostituiez 

Attention, vous pouvez également être poursuivi.e si : 

  1. Vous aidez la prostitution de quelqu’un (par exemple en mettant un appartement à disposition, même sans contrepartie financière ou en accompagnant unE travailleurSE du sexe sur son lieu de travail en voiture) 

  1. Vous partagez les revenus de quelqu’un se prostituant. 

Être reconnu.e comme victime de proxénétisme peut vous permettre, à certaines conditions, d’obtenir un titre de séjour temporaire. Au moment du dépôt de plainte, les services de police doivent vous proposer un délai de réflexion de 30 jours pendant lequel vous pouvez décider d’accepter ou non de collaborer pour dénoncer les auteurs. Durant ce temps, vous ne pouvez pas être renvoyé de France. 

Si vous n’avez pas de titre de séjour évitez d’aller déposer plainte seul.e, en particulier si vous n’êtes pas prêt.e à dénoncer les auteurs. 

Vous pouvez porter plainte pour proxénétisme jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé à 10 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits 

Traite des êtres humains :

Si une personne vous a recrutéE, transportéE ou hébergéE ET menacéE, a fait usage de contrainte ou vous a menti sur l’activité que vous alliez exercer pour permettre votre exploitation, vous pouvez porter plainte pour traite des êtres humains. 

Vous pouvez être reconnuE victime d’exploitation si vous vous prostituez de manière forcée. 

Être reconnu.e comme victime de traite peut vous permettre, à certaines conditions, d’obtenir un titre de séjour temporaire. Au moment du dépôt de plainte, les services de police doivent vous proposer un délai de réflexion de 30 jours pendant lequel vous pouvez décider d’accepter ou non de collaborer pour dénoncer les auteurs. Durant ce temps, vous ne pouvez pas être renvoyé de France. 

Si vous n’avez pas de titre de séjour évitez d’aller déposer plainte seul.e, en particulier si vous n’êtes pas prêt.e à dénoncer les auteurs. 

Vous pouvez porter plainte pour proxénétisme jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé à 10 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits.

 

 

 

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Que faire face à la police?

Quels sont vos droits face à la police ?

En cas de contrôle d'identité, interpellation, garde à vue, rétention administrative... comment réagir?

Connaitre vos droits, vous permet de mieux vous défendre face à des pratiques policières illégales.

  • En cas de contrôle d'identité, que faire ?
  • En garde à vue, quels sont mes droits?
  • Qu'est-ce que la rétention administrative ?
  • Face au juge, que faire ?

En cas de contrôle d'identité, que faire ?

La police peut effectuer un contrôle si :

  • Vous semblez avoir commis une infraction (par exemple proxénétisme, exhibition sexuelle) ;
  • Vous semblez vous préparer à commettre un crime ou un délit (étant entendu que le simple fait de vous trouver avec un client ne peut justifier un contrôle, y compris si celui-ci doit payer une amende) ;
  • Vous pouvez fournir des renseignements dans une enquête sur un crime ou un délit ;
  • Vous êtes recherchéE ;
  • Si elle souhaite vérifier la régularité de votre séjour en France et si des éléments extérieurs à vous laissent penser que vous êtes étrangerEs. Par exemple, le fait de lire un journal ou un livre en langue étrangère, de circuler dans une voiture immatriculée à l’étranger etc. En revanche, les policiers ne peuvent pas justifier le contrôle par votre couleur de peau, votre tenue vestimentaire ou la langue que vous parlez;
  • Le procureur a donné l’autorisation de contrôler toutes les personnes dans un lieu et un temps donnés ;
  • Vous vous trouvez dans une zone permettant un contrôle d’identité : aéroports ou gares internationaux et leurs alentours

Lorsque le contrôle n’est pas possible : soit parce que vous n’avez pas de papier sur vous, soit parce que vous refusez de décliner votre identité, vous pouvez faire l’objet d’une vérification d’identité ou d’une vérification de la régularité de votre séjour sur le sol français, et être transportéE au poste de police.

Si vous faites l’objet d’une vérification de votre identité : vous pourrez être retenuE pendant une durée maximale de 4 heures.

Si vous faites l’objet d’une vérification de la régularité de votre séjour sur le sol français : vous pourrez être retenuE pendant une durée maximale de 24 heures.

A retenir : un contrôle d'identité n'est en principe pas une fouille. Si vous n'êtes pas en mesure de prouver votre identité, seule une palpation pourra être effectuée. Si vous déclinez votre identité tout de suite et/ou que vous vous trouvez en situation régulière sur le sol français, vous ne devez pas être fouilléE.

Par ailleurs, si vous refusez ou ne pouvez pas présenter un document d’identité, vos empreintes ou des photographies pourront être réalisées au poste. Vous pourrez signaler et contester leur utilisation dans le cadre d’une autre procédure.

Vos droits :

  • Le droit de contacter la personne de votre choix ;
  • Le droit de refuser de signer le procès-verbal ;
  • Le droit de ne subir aucun mauvais traitement (insultes, coups, etc.).

/ ! \ Attention : le proxénétisme est défini très largement en droit français. Le seul fait d’aider ou d’assister la prostitution d’autrui est du proxénétisme, même si vous n’en tirez aucun gain. Ainsi, si vous partagez votre appartement avec unE collègue, vous pouvez être poursuiviE pour proxénétisme.

L’exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’1 an de prison et 15 000 euros d'amende). Toutefois, il n'est pas interdit d'accomplir un acte sexuel dans un véhicule garé dans un parking, portes fermées, sans être visible de l'extérieur (à moins de venir tout spécialement regarder à l'intérieur).

 

NOS CONSEILS

- RESTEZ CALME ET POLIE, afin d'éviter d'être accuséE d'outrage, de rébellion ou de violence contre un agent de police.

- NE SIGNEZ PAS LE PROCÈS VERBAL si vous n'êtes pas d'accord avec son contenu ou si vous ne le comprenez pas. Au minimum, ajoutez un commentaire avant de le signer, pour signaler les raisons de votre désaccord ou l'absence d'interprète.

- SOYEZ ATTENTIVE À CHAQUE DÉTAIL, car la moindre irrégularité de procédure, la moindre violation de vos droits, peut vous éviter d'être condamnéE ou éloignéE du territoire.

- RAPPELEZ À VOS CLIENTeS que la loi punit sévèrement le policier qui exerce des pressions pour obtenir un faux témoignage (article 434-15 du code pénal : 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende).

- Si vous êtes étrangerE et en situation irrégulière, CONTESTEZ systématiquement les mesures décidant de votre éloignement ou prolongeant votre rétention. Une association présente en centre de rétention peut vous y aider (gratuitement).

- CONTACTEZ-NOUS en cas d'arrestation ou de détention non justifiées ou en cas de violences policières.

En garde à vue, quels sont mes droits?

En cas de soupçon d’un crime ou d’un délit, vous pouvez être placéE en garde à vue pour une durée initiale de 24 heures. Cette durée pourra être renouvelée. Si vous avez fait l’objet d’une retenue, la durée de cette dernière devra être prise en compte dans le calcul du temps de la garde à vue.

Dès le placement en GAV, les Officiers de Polices Judiciaires ont l'obligation de vous informer de vos droits dans une langue que vous comprenez, à savoir :

  • Le droit d'être informéE IMMÉDIATEMENT de vos droits, dans une langue que vous comprenez ;
  • Le droit de connaître les raisons de votre arrestation ;
  • Le droit de faire prévenir un proche ;
  • Le droit à l'assistance (gratuite) d'un interprète (qui doit traduire fidèlement vos paroles, sous peine de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) ;
  • Le droit d’être assistéE par un avocat (y compris gratuitement), commis d’office ou de votre choix, de vous entretenir confidentiellement pendant 30 minutes avec ce dernier avant l’interrogatoire et toutes les 24 heures, et d’être auditionnéE en sa présence ;
  • Le droit de ne pas répondre aux questions (sauf celles concernant votre identité) ;
  • Le droit de récupérer les objets nécessaires au respect de votre dignité avant d'être auditionnéE (lunettes, vêtements, etc.) ;
  • Le droit de refuser de signer le procès-verbal. Avant de signer le procès-verbal, assurez-vous d’avoir compris et vérifié que son contenu correspond à vos déclarations. Vous pouvez prendre le temps de le faire relire dans votre langue par l’interprète. Une fois que vous aurez signé le procès-verbal, il ne pourra plus être modifié ;
  • Le droit de ne subir aucun mauvais traitement (insultes, coups, humiliations, etc.) ;
  • Le droit d'être examinéE (gratuitement) par un médecin.

Si une palpation est effectuée, elle doit être réalisée par une personne du même sexe que vous et vous ne devez pas être invitéE à vous déshabiller. Si vous êtes invitéE à vous déshabiller, refusez et prévenez votre avocat à son arrivée.

La police n’a en principe pas le droit de vous menotter si vous n’êtes pas dangeureux.se pour les autres ou pour vous-même et si vous n’êtes pas susceptible de fuir.

Qu'est-ce que la rétention administrative ?

Si vous êtes étranger et en situation irrégulière, les autorités françaises peuvent décider de vous éloigner du territoire français. Vous ferez alors l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans ce cas, vous pourrez être placéE dans un centre de rétention pendant 90 jours maximum (le temps d'organiser votre éloignement).

Le 2e jour et le 30e jour de votre rétention, vous passez devant le juge des libertés et de la détention. Il doit vous libérer si vous montrez que la procédure est irrégulière ou qu'un de vos droits n'a pas été respecté. De manière exceptionnelle, la rétention peut être prolongée pour encore 30 jours. Dans ce cas, vous passerez devant le juge des libertés et de la détention les 60e et 75e jours de votre rétention.

Vos droits :

  • Le droit d'être informéE de vos droits, dans les meilleurs délais et dans une langue que vous comprenez ;
  • Le droit de communiquer avec toute personne ;
  • Le droit de demander l'assistance (gratuite) d'un interprète ;
  • Le droit de demander l'assistance (gratuite) d'un avocat ;
  • Le droit de demander à être examiné gratuitement par un médecin ;
  • Le droit de demander l'asile durant les 5 premiers jours ;
  • Le droit de contester la mesure d'éloignement (dans les 48 heures qui suivent sa notification) ;
  • Le droit de contester le prolongement de votre rétention ;
  • Le droit de ne subir aucun mauvais traitement.

/ ! \Attention : si votre éloignement s'avère impossible en pratique, vous serez libéréE du centre de rétention, mais votre situation administrative restera irrégulière. Vous pouvez vous rapprocher d’une association pour mettre à plat votre situation administrative et discuter des possibles solutions.

Face au juge, que faire ?

Au Palais de justice, vous serez présentéE au procureur et/ou au juge :

Le procureur peut se contenter de vous rappeler la loi, décider de classer l’affaire sans suite, ou de vous imposer une mesure alternative (composition pénale / comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Enfin, il peut aussi solliciter une audience devant le juge. Dans le cas où l’affaire serait classée sans suite, vous serez libre et toutes les poursuites seront abandonnées.

Le juge est seul à pouvoir vous condamner à une peine de prison et/ou d'amende. Si une audience est prévue, vous serez traduit devant le juge dans une salle d’audience. Le juge peut aussi prendre la tête de l’enquête et vous pourrez être soumis.e à certaines obligations ou placéE en détention provisoire dans l’attente d’une audience ;

Dans le cas où votre affaire serait en état d’être jugée (toutes les preuves recueillies et les faits reconnus), vous pourrez être directement présentéE au tribunal pour une comparution immédiate :

Vous serez « déféréE » c’est-à-dire présentéE au Procureur, Il évaluera si votre garde à vue a été correctement effectuéE avant de vous rappeler ce qui vous est reproché. Il vous proposera un avocat si vous n’en avez pas.

Vous serez directement présentéE au tribunal quelques minutes ou heures plus tard. Le juge vous demandera si vous êtes d’accord pour être jugéE tout de suite : « consentez-vous à être jugéE maintenant ou souhaitez-vous un délai pour préparer votre défense ? ». Vous pourrez alors demander d’être jugéE à une autre date si vous ne souhaitez pas l’être tout de suite. Vous pourrez alors être placéE en détention jusqu’à la nouvelle date de jugement.

Si vous êtes condamnéE à une peine de prison avec « mandat de dépôt », vous pourrez être transportéE directement en prison.

 

 

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Porter plainte

Comment porter plainte? Auprès de quelle institution? 

Vous avez le droit de porter plainte dans n’importe quel commissariat, même si vous n’avez pas de titre de séjour. La police doit vous fournir un interprète si vous ne parlez pas français. ​

Une procédure judicaire peut être longue et difficile, il est conseillé de vous faire accompagner par une association​

  • Porter plainte : l'essentiel à retenir
  • Au commissariat
  • Porter plainte auprès du Procureur
  • Après la plainte?

Porter plainte : l'essentiel à retenir

  • Vous avez le droit de porter plainte même si vous n’avez pas de titre de séjour. Toutefois, si vous n’en avez pas, évitez d’y aller seul.e, faites-vous accompagner par une association. 

  • Au moment du dépôt de plainte, vous pouvez demander à ce que votre nom et votre adresse soit gardés secrets. Cela permettra d’éviter que l’agresseur puisse en avoir connaissance. 

  • Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat et pas seulement dans celui à proximité des faits. 

  • Si vous ne souhaitez pas porter plainte auprès de la police, vous pouvez porter plainte par courrier auprès du procureur de la République (une association peut vous y aider) 

  • Donnez une adresse où vous pouvez recevoir du courrier. Si vous ne souhaitez pas donner votre adresse, vous pouvez donner celle d’une personne de votre choix ou demander à l’association qui vous accompagne si vous pouvez fournir son adresse. 

  • Dans la pratique, il peut malheureusement parfois être difficile de faire valoir vos droits fasse aux forces de l’ordre. C’est pourquoi, il est toujours préférable de vous faire accompagner par une association. 

Au commissariat

Porter plainte auprès de la gendarmerie ou commissariat 

  • Vous pouvez vous y rendre directement ou faire une pré-plainte en ligne. 

  • La police doit vous fournir un interprète si vous ne parlez pas français. Cependant, il pourra être nécessaire de revenir une deuxième fois sur rendez-vous, le temps de le convoquer. 

  • Vous pouvez demander à la police de vous délivrer une réquisition pour un examen aux unités médico-judiciaires (UMJ) pour établir un certificat médical constatant votre état physique et/ou psychologique qui servira de preuve pour la suite de la procédure. Si la police vous demande si vous souhaitez voir un médecin c’est pour savoir si vous souhaitez vous rendre aux UMJ, ainsi vous devez répondre oui pour pouvoir y accéder. 

  • Avant de signer le procès-verbal, prenez le temps de le relire attentivement afin de vérifier que le document décrit bien l’agression. N’hésitez pas à faire compléter votre déposition. L’interprète doit vous traduire le procès-verbal (plusieurs pages). 

  • Demandez à la police de vous délivrer un récépissé du dépôt de plainte ET la copie du procès-verbal (plusieurs pages). 

Porter plainte auprès du Procureur

Porter plainte auprès du procureur de la république 

  • Vous pouvez porter plainte par courrier au Tribunal de Grande Instance (TGI) de votre domicile, du domicile de l'auteur des faits ou du lieu de l'infraction. Dans le courrier, détaillez au maximum ce qu’il s’est passé et décrivez votre agresseur. Même si la procédure sera plus longue et que vous serez entendu.e par la police, vous serez sur.e que votre plainte sera déposée. Vous devez envoyer votre plainte par courrier recommandé avec accusé de réception afin d’avoir la preuve du dépôt. 

Si, après avoir déposé plainte, vous êtes menacé.e ou intimidé.e en vue de vous inciter à vous rétracter, n’hésitez pas à le signaler rapidement aux enquêteurs. 

Après la plainte?

Après la plainte, la procédure judiciaire va suivre son cours, voici ce qu'il faut retenir  :

  •  Il est difficile d’estimer la durée d’une procédure judiciaire. Celle-ci peut durer entre quelques mois et plusieurs années  

  • Une procédure judicaire peut être difficile, il est conseillé de vous faire accompagner par une association. 

  • Vous pouvez être représenté.e par un.e avocat.e tout au long de la procédure. Selon votre situation, les frais d’avocat pourront être pris en charge par l’aide juridictionnelle. 

SCHÉMA - DÉROULÉ DE LA PROCÉDURE JUDICIAIRE

  •  Suite au dépôt de plainte, la police pourra vous diriger vers les unités médico-judiciaire (UMJ) pour réaliser un constat physique et obtenir un certificat d’ITT (voir encadré ci-dessous). Selon les cas, il pourra vous être demandé d’y retourner quelques semaines plus tard pour établir le retentissement psychologique de l’agression.
  • Vous pouvez également vous rapprocher d’un médecin généraliste et d’un psychologue à chaque constat d’un nouveau symptôme (physique ou psychologique) et faire établir un nouveau certificat médical précisant que ce symptôme est en lien direct avec l’agression.
  • Vous pourrez ensuite être convoqué.e de nouveau par les services de police pour être entendu.e, pour identifier l’auteur des faits ou pour une confrontation avec l’auteur afin de comparer vos versions des faits
  • S’il y a une enquête de la part du juge, vous serez probablement entendu.e par celui/celle-ci
  • Une fois les enquêtes terminées (par la police et par un juge), il faut compter entre quelques mois et 2 ans pour que l’affaire soit renvoyée devant une juridiction de jugement (un tribunal).
  • Si l’affaire est renvoyée devant une juridiction il y aura une audience, qui marque l’avant dernière étape de la procédure. Pendant l’audience, c’est la personnalité, l’histoire de l’accusé qui va être examiné.e. Il est toutefois souhaitable que vous soyez pré-sent.e pour être entendu.e sur les faits, même si vous n’en avez pas l’obligation. Vous avez le droit d’être assisté.e par un interprète et d’unE avocatE.
  • Vous pouvez vous constituer partie civile par courrier, par le biais de votre avocat si vous en avez un ou à l’oral le jour de l’audience. Cela vous permettra d’obtenir une indemnisation que vous pourrez même demander le jour de l’audience.

Attention : Après le dépôt de la plainte, le procureur décide ou non d’ouvrir une enquête. En l’absence d’éléments de preuve (ou s'il n'y en a pas assez), il pourra classer la plainte sans suite. Mais il est toujours possible de forcer l’ouverture d’une enquête en se constituant partie civile après un délai de trois mois sans réponse du procureur.

Incapacité Totale de Travail (ITT)

L’ITT est la période pendant laquelle il n’est pas possible de vivre normalement de par l’incapacité d’effectuer les gestes de la vie courante (manger, s’habiller, se laver, se coiffer, conduire une voiture, faire ses courses etc.). Le certificat est établi par un médecin mais ce n’est pas un arrêt de travail.

 

 

« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »

Cybersécurité

SI vous travaillez sur internet, soyez vigilante et renseignez-vous sur vos droits:

  • Faites attention à ce que vous publiez sur vos comptes personnelles et aux données que vous partagez (géolocalisation, …). Vérifiez régulièrement les informations disponibles sur vous sur Internet​

  • Effacez régulièrement vos données de connexion et faites attention à la publicité ciblée​

  • Protégez l’accès à votre téléphone/ordinateur et protégez-vous des pirates, notamment à l’aide d’un antivirus​

  • Anonymat et sécurité générale sur internet
  • Sécurité générale sur Internet
  • Supprimez vos données !
  • Cyberharcèlement, vous êtes victime?

Anonymat et sécurité générale sur internet

Avant de poster une annonce: évaluez le risque

> Sur internet, il est important d’être conscient.e qu’il existe toujours un risque que quelqu’un vous reconnaisse, que vos photos soient dérobées et réutilisées etc.

> Evaluez le danger et/ou l’importance que peut représenter le risque d’outing (ex: votre famille est-elle au courant que vous été travailleu.r.se du sexe ? Serait-il très grave pour vous qu’elle le découvre ?) et adaptez vos pratiques en fonction de ce risque : plus il serait grave pour vous d’être découvert.e, moins vous devez en dévoiler.

Séparez votre vie personnelle et votre vie professionnelle

> Utilisez 2 adresses email, 2 lignes téléphoniques, 2 comptes Twitter, 2 comptes Facebook, etc. : une personnelle et une pour le travail.

> Ne communiquez jamais votre adresse ou numéro personnel à un client.

> Lorsque vous créez un compte sur un site internet, un réseau social ou une adresse email pour votre activité professionnelle, ne donnez jamais votre vrai nom, votre vraie date de naissance, ou toute information personnelle qu’il n’est pas strictement nécessaire de transmettre.

Inventez-vous un personnage

> Certains clients vont souhaitez connaitre des informations personnelles vous concernant. Cependant, même si certaines informations peuvent sembler banales, les dévoiler représente toujours un risque. Inventez-vous un nom, un âge, un lieu d’étude, une famille, un entourage, etc.

Attention aux photos que vous postez

> Lorsque vous publiez des photos sur vos annonces, vous devez être conscient.e du risque qu’elles soient réutilisées à votre insu et/ou que quelqu’un vous reconnaisse.

> Ainsi, si vous ne souhaitez pas être reconnu.e, ne montrez pas votre visage, et masquez tous les signes distinctifs qui pourraient permettre de vous re-connaitre (ex: tatouage, piercing etc.).

> Faites également attention à l’arrière-plan de vos photos, il est préférable de faire vos photos ailleurs que chez vous, par exemple dans une chambre d’hôtel .

Avec le client: protégez vos informations personnelles

> Si vous recevez un client chez vous, attention aux information personnelles facilement visibles à votre domicile (par exemple: changez le nom sur l’interphone et/ ou sur la boite aux lettres). Vous pouvez également dire au client que ce n’est pas votre domicile personnel (ex: vous louez un Airbnb).

> Si vous vous déplacez au domicile du client, évitez d’emporter vos papiers d’identité (vous pouvez par exemple laissez vos affaires personnelles chez une copine). Si le client vous paye un taxi ou un Uber pour vous rendre à son domicile ou rentrez chez vous, ne donnez pas votre adresse (vous pouvez par exemple donner une adresse à proximité et finir le trajet à pied).

Attention lorsque vous déclarez votre activité

> Lorsque vous vous déclarez, vos informations personnelles (nom, adresse du siège de l’entreprise activité) sont transmises à l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), qui les communique elle-même à différentes entreprises dont l’objet est de répertorier les entreprises (societe.com, manageo, etc). Afin de ne pas apparaître dans ces registres, consultez la démarche à suivre.

 

Vérifiez les informations sur vous disponibles sur internet

> Recherchez votre nom sur Google, afin de vérifier les informations qui peuvent être facilement accessibles par les internautes sur vous.

> Vous pouvez également utiliser le moteur de recherche photo afin de vérifier sur quels sites vos photos apparaissent.

> Créez une alerte sur google avec votre nom et/ou votre pseudo afin d’être informé.e si de nouvelles informations vous concernant sont disponibles sur internet.

> Si vous souhaitez que certaines données disparaissent, essayez dans un premier temps de voir si vous pouvez les effacer vous-même (ex : clôture de compte sur les réseaux so-ciaux).Si ces données n’ont pas été publiées par vous, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées. Pour connaitre la procédure à suivre, consultez la fiche « Demandez la suppression de vos données en ligne »

Sécurité générale sur Internet

Attention à ce que vous publiez sur vos comptes personnels

> Si vous utilisez les réseaux sociaux pour votre vie personnelle, réglez vos paramètres de sécurité afin que vos publications et vos photos ne soient visibles que par vos amis.

> Sur les réseaux sociaux, et plus largement sur tous les sites internet que vous utilisez, dans la mesure du possible, désactivez la géolocalisation et assurez vous que votre localisation n’est pas visible sur vos publications.

Séparez votre vie personnelle et votre vie professionnelle

> Utilisez deux adresses mail, deux lignes téléphoniques, deux comptes Facebook, deux comptes Twitter, etc. : une personnelle et une pour le travail.

> Ne communiquez jamais votre adresse ou numéro personnel à un client.

> Lorsque vous créez un compte sur un site internet, un réseau social ou une adresse email pour votre activité professionnelle, ne donnez jamais votre vrai nom, votre vraie date de naissance, ou toute information personnelle qu’il n’est pas strictement nécessaire de transmettre.

> Eviter d’utiliser une application mail unique (ex: outlook) pour votre adresse personnelle et votre adresse professionnelle. Cela évitera de répondre à un email avec la mauvaise adresse par erreur.

Protéger l’accès à votre téléphone/ votre ordinateur

> Mettez un mot de passe sur votre téléphone et sur votre ordinateur. Cela permettra d’éviter qu’une personne puisse accéder à vos informations personnelles (photos, répertoire etc.) en cas de vol, de perte ou lorsque vous avez le dos tourné.

> Dans la mesure du possible, ne laissez pas quelqu’un d’autre utiliser votre téléphone ou votre ordinateur sans surveillance.

> Si votre téléphone est volé, vous pouvez également supprimer son contenu à distance en utilisant les applications Find My Device/ Find My iPhone. Veillez également à changer vos mots de passes pour toutes les applications présentes sur votre téléphone (email, facebook etc.)

Effacez régulièrement vos informations de connexion

> Utilisez le mode navigation privée ou effacez régulièrement votre historique et vos cookies. Cela permettra d’éviter que quelqu’un puisse connaitre les sites que vous avez consultés

> Evitez d’enregistrer les mots de passes de vos comptes personnelles ou professionnels et pensez à vous déconnectez de vos compte lorsque vous ne les utilisez pas

> Soyez particulièrement vigilant.e si vous utilisez le téléphone ou l’ordinateur de quelqu’un d’autre

 

Attention à la publicité ciblée

> Les publicités qui apparaissent lorsque vous naviguez peuvent trahir les sites que vous consultez, pour limiter ce risque supprimez régulièrement vos cookies (dans les paramètres de votre navigateur)

> Désactivez la publicité ciblée dans les paramètre de vos moteurs de recherche. Par exemple, si vous utilisez google cliquez sur ce lien, puis cliquez sur désactivez

 

Vérifiez les informations sur vous disponibles sur internet

> Recherchez votre nom sur Google, afin de vérifier les informations qui peuvent être facilement accessibles par les internautes sur vous. Vous pouvez également utiliser le moteur de recherche photo afin de vérifier sur quels sites vos photos apparaissent.

> Créez une alerte sur google avec votre nom et/ou votre pseudo afin d’être informé.e si de nouvelles informations vous concernant sont disponibles sur internet.

> Si vous souhaitez que certaines données disparaissent, essayez dans un premier temps de voir si vous pouvez les effacer vous-même (ex : clôture de compte sur les réseaux sociaux).Si ces données n’ont pas été publiées par vous, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées. Pour connaitre la procédure à suivre, consultez la fiche « Demandez la suppression de vos données en ligne »

 

Protégez-vous des pirates

> Choisissez des mots de passes difficiles à deviner : créez des mots de passe contenant des majuscules et des minuscules, des chiffres et des symboles et ne communiquez jamais vos mots de passe.

> N’ouvrez jamais une pièce jointe, ou ne cliquez jamais sur un lien dans un email lorsque l’expéditeur n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou quelqu’un en qui vous avez confiance.

> Téléchargez un antivirus sur votre ordinateur, il en existe des gratuits (ex: Avast) et faites régulièrement les mises à jour de votre ordinateur qui permettent de corriger des failles de sécurité.

> Sur votre adresse email ou sur les réseaux sociaux, activez la double vérification de connexion. Ceci réduit fortement les risques de piratage en ajoutant une étape de vérification supplémentaire lorsque vous vous connectez. Au lieu de simplement saisir votre mot de passe, vous devrez également entrer un code que vous recevrez sur votre téléphone.

> Si vous soupçonnez qu’un de vos compte a pu être piraté, changez immédiatement votre mot de passe.

Utilisez un VPN (Virtual Private Network) : Un VPN permet de crypter l’intégralité de votre activité en ligne afin de vous protéger des pirates. Bien que cela ne soit pas strictement nécessaire, l’utilisation d’un VPN est la seule solution vous permettant d’être complétement anonyme sur internet. Si vous souhaitez installer un VPN, suivez ce tutoriel.

 

Supprimez vos données !

Demandez la suppression de données en ligne

Si certaines de vos informations personnelles ou professionnelles (ex: photos, numéro de téléphone etc.) ont été volées et publiés sur un site internet à votre insu, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées.

  1. Essayer de « signaler le contenu » si le site propose cette option
  2. Contactez le responsable du site par email ou par courrier et expliqués quelles données vous voulez voir supprimées et pour quelles raisons

 Conservez une copie de vos démarches

Les coordonnées du responsable sont normalement disponibles dans la rubrique « mentions légales ». En l’absence de rubrique « mentions légales », vous pouvez également consulter les rubriques « conditions d’utilisation / terms of service», « confidentialité/privacy », « à propos/about » ou « contact ».

  1. En l’absence de réponse, déposer une plainte auprès de la Cnil

Pour déposer une plainte, cliquez sur ce lien et remplissez le formulaire.

  1. Si un grand nombre de vos informations personnelles ont fuitées, envisagez de payer une agence spécialisée dans l’effacement de contenus gênants

Par exemple, vous pouvez contacter PrivacyDuck ou DeleteMe

 

 

Cyberharcèlement, vous êtes victime?

Victimes de cyberharcèlement ou de chantage en ligne

Vous pouvez porter plainte et ces actes sont sévèrement punis par la loi. Conservez systématiquement des captures d’écran des propos tenus, ou des données publiées par votre harceleur, elles serviront de preuves dans l’éventualité d’une enquête judiciaire.

 

 

 

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Le système d'alerte et d'information Jasmine

Si vous êtes travailleuse ou travailleur du sexe, le système d'alerte et d'information Jasmine développé par Médecins du Monde France peut vous aider dans votre quotidien pour lutter contre les violences dans votre activité.

La prostitution n'est pas interdite en France. Vous n'avez pas à subir de violences. Dénonçons-les!

Vous exercez le travail sexuel ?
Inscrivez-vous gratuitement sur notre site pour :
Être alerté.e sur les personnes potentiellement dangereuses et vérifier un email, numéro de téléphone et/ou une plaque d'immatriculation
Signaler une agression
Vous pouvez consulter nos autres outils sans inscription

  • Le guide d'utilisation du Système d'Alerte Jasmine
  • Tutos vidéos: comment utiliser le Système d'alerte Jasmine
  • Les chiffres de la blocklist Jasmine

Le guide d'utilisation du Système d'Alerte Jasmine

Téléchargez ici le guide d'utilisation du Système d'alerte Jasmine pour tout savoir sur comment créer des alertes, utiliser l'appli et éviter des personnes dangereuses : https://bit.ly/GuideUtilisationJasmine

 

Tutos vidéos: comment utiliser le Système d'alerte Jasmine

Le guide d'utilisation Jasmine existe aussi en vidéos sur notre chaîne YouTube. A tout de suite ! 

Les chiffres de la blocklist Jasmine

chiffres prevention

COBRA LILY, Collectif d'auto-défense

Autodéfense par et pour les personnes TDS

Avec le soutien de Médecins du Monde, Cobra Lily a été créé pendant l'été 2024 par deux anciennes formatrices SWAG* (Sex Worker Autodefensa Groupe). Leur approche s'appuie sur l'auto-défense féministe et sur la méthode SWAG pour offrir des outils pratiques et accessibles. Elles abordent l'auto-défense comme un moyen d'empowerment, adapté à la vie quotidienne, que ce soit pour faire face à des violences conjugales, étatiques ou à des (micro-)agressions quotidiennes. En intégrant une réflexion sur les dynamiques de pouvoir et les réalités vécues par les personnes marginalisées, elles créent un espace où chacun·e peut renforcer sa confiance, poser ses limites et revendiquer sa sécurité avec force et légitimité. Leurs techniques s'adaptent à toute réalité de vie et surtout engagent la force du groupe ! Vous pouvez consulter leur site : https://cobra-lily.fr

 

*SWAG est une méthode d'autodéfense pour les TravailleurSEs Du Sexe (TDS), développée par les TDS iels-mêmes depuis 2015.

 

  • Leur mission
  • Leur histoire

Leur mission

Leur mission est d'augmenter la sécurité et le bien-être des participant·e·s grâce à des stratégies d'autodéfense verbale, émotionnelle et physique. En apprenant les un·e·s des autres à défendre leurs corps et à faire respecter leurs limites dans divers contextes (professionnels, personnels, familiaux), elles renforcent leur autonomie, leur confiance en elles et leur autodétermination.


Conformément à leurs valeurs, elles placent les savoirs et l'expertise des TDS au cœur de leur méthode, tout en adaptant leur pratique aux besoins de tou·te·s les participant·e·s. En adoptant une approche intersectionnelle et axée sur la réduction des risques et l'empowerment, leurs ateliers d'autodéfense offrent un espace inclusif pour partager des stratégies préventives, se reconstruire, et retrouver l'estime de soi ainsi qu'un sentiment de pouvoir d'agir face à la violence et à l'oppression systémique.

Leur histoire

Depuis 2024, dans une volonté de faire contrepoids à des systèmes d’oppression imbriqués et interdépendants (sexisme, transphobie, racisme, précarité économique, politiques migratoires, validisme, et stigmatisation du travail du sexe), Cobra Lily Collectif est né !


S'appuyant sur les principes de l'autodéfense féministe et la méthode SWAG, elles proposent une approche holistique, axée sur l'émancipation, la solidarité et les solutions communautaires face à la violence et à l'oppression auxquelles elles font également face.


Leur mission est d'offrir bien plus qu'un apprentissage technique : il s'agit de créer un espace de partage et de transformation, où l'autodéfense devient un outil de résistance collective face aux injustices.