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Contacts utiles en France
Numéros d'urgences :
15 : SAMU - Urgences médicales
17 : Police secours - Signaler une infraction
18 : Pompiers - Situation de péril ou accidents
112 : Numéro d'appel d'urgence EUROPE - Situation médicale, infraction ou péril
Communiquer avec un médecin
Si vous venez, ou avez été récemment exposé.e à des violences, vous pouvez avoir besoin d’une prise en charge médicale (pour être soigné.e, obtenir une contraception d’urgence et/ ou un traitement pour prévenir les risques de transmission d’IST).
Si vous ne parlez pas français, vous pouvez remplir le questionnaire suivant, et vos réponses seront automatiquement traduites en français, afin de communiquer facilement avec le personnel médical.
Surmonter un choc
Après une agression, il est fréquent de se sentir mal, triste et/ou déprimée.
Comment reconnaitre les symptômes et comment agir pour se soigner?
Il se peut que vous soyez en état de choc. Parlez-en à une personne de confiance : un proche, une association, un médecin, …
- Après une agression, comment surmonter le choc?
Après une agression, comment surmonter le choc?
Il vous arrive de faire l’expérience d’une ou plusieurs de manifestations suivantes :
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Vous avez l’impression de revivre régulièrement un événement difficile à travers des pensées, des flashbacks, des sensations ou des images qui vous reviennent de façon régulière
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Vous avez des difficultés à dormir et/ou des cauchemars fréquents
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Vous avez des difficultés à vous concentrer et des pertes de mémoires
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Vous vous sentez très anxieux.se et/ ou en danger permanent (par exemple vous vous retournez toujours dans la rue, vous sursautez facilement etc.)
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Vous êtes irritable, avez des sautes d’humeurs et/ou des troubles de l’appétit
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Vous êtes dépriméE et/ou vous avez parfois des pensez suicidaires
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Vous vous sentez déconnectéE, comme « hors de vous-même », vous avez l’impression d’être spectateur des événements
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Vous avez des douleurs physiques qui ne semblent pas liées à un problème de santé
Pourquoi ressentez-vous cela ?
Ces expériences sont fréquentes si vous vivez ou avez vécu un événement difficile, violent et/ou effrayant. Par exemple, si vous avez subi une agression dans la rue avec une arme, quelqu’un vous suit ou vous a suivi dans la rue et vous changez vos habitudes pour l’éviter, vous êtes ou avez été agressé verbalement et/ou physiquement dans votre quotidien, vous avez subi une agression sexuelle ou un viol etc.
Cependant, ces conséquences sur votre quotidien peuvent être difficiles à gérer seul.e. Ainsi, si ces manifestations durent et deviennent particulièrement gênantes, il est possible que vous ayez besoin d’être accompagnéE/soutenuE.
Que faire ?
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Vous pouvez en parler à des personnes de confiance autours de vous.
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Vous pouvez vous adresser aux associations qui pourront vous orienter vers quelqu’un à qui en parler. N’hésitez pas à vous rendre directement aux permanences psychologiques des associations.
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Vous pouvez en parler à votre médecin traitant ou à un médecin des urgences. N’hésitez pas à demander explicitement au médecin de vous orienter vers un soutien psychologique.
Vous pouvez également vous faire accompagner au niveau légal. N’hésitez pas à consulter la rubrique « vos droits » pour plus d’informations.
Un.e psychologue est un.e professionnel.le à qui vous pouvez vous confier sur votre expérience en toute confidentialité. Il/elle peut vous fournir un espace d’écoute bienveillante et vous aider à mobiliser vos ressources pour surmonter les réactions gênantes dont vous pouvez faire l’expérience.
« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »
Limiter le risque de grossesse non désirée
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Vous pouvez prendre une pilule contraceptive jusqu’à 5 jours après un rapport à risque
-
Il est possible d’interrompre une grossesse jusqu’à 14 semaines après les dernières règles
-
Le stérilet peut servir de contraception d’urgence dans les 5 jours après un rapport, puis devient une contraception permanente
En cas de rapport non protégé, de retard dans les règles ou de signes inhabituels : rendez vous le plus rapidement possible en pharmacie ou prenez rendez-vous chez votre médecin ou au planning familial.
- La contraception d'urgence
- L'avortement
La contraception d'urgence
Pilule du lendemain ou pilule du surlendemain
Comment ?
Prenez le comprimé le plus tôt possible après le rapport Il existe deux types de pilule, l’une est efficace jusqu’à 3 jours après le rapport
(« pilule du lendemain ») et l’autre jusqu’à 5 jours maximum (« pilule du surlendemain »)
En cas de vomissement dans les 3 heures après la prise, il est nécessaire de prendre un nouveau comprimé
Où l’obtenir ?
Elles peuvent être obtenues en pharmacie sans ordonnance
La « pilule du lendemain » coute entre 5 et 10 euros et la « pilule du surlendemain » coute une vingtaine d’euros.
Si vous avez une ordonnance, elles seront remboursées à 65% par la sécurité sociale
Les deux pilules sont gratuites pour les mineures
ATTENTION ! La contraception d’urgence n’est pas efficace à 100%. En cas de retard de règles ou de signes inhabituel, il ets conseillé de faire un test de grossesse. Pour cela, vous pouvez obtenir un test urinaire directement en pharmacie ou vous faire prescrire une prise de sang par une sage-femme ou un médecin.
L'avortement
L’IVG (INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE) OU AVORTEMENT
Si vous tombez enceinte et que vous souhaitez interrompre la grossesse, vous avez le droit d’avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines après les dernières règles).
Si vous souhaitez avorter, prenez rendez-vous le plus rapidement possible chez votre gynécologue ou au Planning Familial de votre département.
Le stérilet ou Dispositif intra utérin DIU en cuivre
Où l’obtenir ?
Il peut être utilisé comme contraception d’urgence s’il est posé dans les 5 jours après le rapport
Une fois posé, il sert ensuite de contraception permanente.
Comment ?
Le stérilet doit impérativement être posé par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme
Ainsi, il sera nécessaire de prendre un rendez-vous en urgence avec une sage-femme ou un médecin qui accepte de poser un stérilet
Un stérilet coute environ 30 euros en pharmacie et est remboursable à
65% par la sécurité sociale
« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »
Se faire dépister
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Vous pouvez vous faire dépister gratuitement et anonymement dans un CeGGID pour toutes les IST
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Vous pouvez réaliser vous-même un test pour le VIH avec un TROD ou un autotest disponible gratuitement dans de nombreuses associations
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Un test VIH devient totalement fiable 6 semaines après le dernier rapport non protégé pour un test classique, et après 3 mois pour un TROD
Plus une IST est détectée rapidement, plus il sera facile de la traiter. Il est donc important de se faire dépister régulièrement, même en l’absence de symptôme particulier.
- Pourquoi se faire dépister?
- Où se faire dépister?
Pourquoi se faire dépister?
Il est important de se faire dépister régulièrement pour le VIH et les autres IST même en l’absence de symptômes car vous pouvez avoir attrapé une IST qui ne présente pas de symptômes particuliers. Or, plus une IST est détectée rapidement, plus facilement elle pourra être traitée. Pour un dépistage complet, il est recommandé en plus de la prise de sang d'effectuer des prélèvements au niveau des zones anale, vaginale et buccale.
Quand ?
Les marqueurs du VIH apparaissent tardivement dans le sang, il faut donc attendre 6 semaines minimum pour faire le test après un rapport sexuel non protégé pour confirmer un résultat négatif ; Selon le type de test choisis, les délais de fiabilité pourront varier de 6 semaines (tests en laboratoire et en CeGIDD) à 3 mois (TROD et autotest) après la prise de risque.
Où se faire dépister?
POUR L’ENSEMBLE DES IST :
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Dans un Ceggid (centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic du VIH, des hépatites virales et des IST) vous pouvez vous faire dépister gratuitement, anonymement et sans ordonnance
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Dans un laboratoire d’analyse médicale : vous pouvez vous rendre dans un laboratoire d’analyse public ou privé. Cependant, si vous n’avez pas d’ordonnance, l’ensemble des frais seront à votre charge. Vous pouvez également demander une ordonnance à votre médecin traitant et dans ce cas les coûts seront en partie remboursés par la sécurité sociale. Le test du VIH est remboursé à 100% par la sécurité sociale.
POUR LE VIH/VHC/VHB SEULEMENT :
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Le test de dépistage rapide (TROD) pour le VIH/VHC/VHB seulement : le test rapide consiste à prélever une goutte de sang par une piqure au doigt et permet d’obtenir un résultat dans les 30 min maximum. Des séances de tests rapides sont proposées par de nombreuses associations de façon gratuite et anonyme.
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Autotest du VIH en vente en pharmacie et disponible gratuitement dans les CeGIDD et associations : l’autotest est un test à réaliser soi-même et permet d’avoir un résultat en 15 min
Image compte Insta @DrNaked
Infections Sexuellement Transmissible (IST), les connaitre et se protéger
En cas d’exposition à un risque, il existe des solutions d’urgence pour limiter le risque d’infection.
Les traitements permettent aussi aux personnes vivant avec le VIH de rester en bonne santé et d’éviter de transmettre le virus.
En parallèle, certains vaccins protègent contre des infections comme les papillomavirus ou les hépatites, et préviennent des complications graves (dont certains cancers).
L’ensemble de ces outils peut être combiné pour construire une protection adaptée à chaque situation et à chaque personne.
- Les IST, c'est quoi ?
- Gonorrhée
- Chlamydia
- Le VIH et le SIDA
- Syphilis
- Hépatite A / VHA
- L'hépatite B / VHB
- L'hépatite C / VHC
- Papillomavirus humain / HPV (verrues génitales)
- Trichomonase
- Autres IST, parasites et conditions
- Les différentes IST
- Le préservatif
- Le dépistage
- Le traitement post-exposition ou TPE
- Le traitement comme prévention (TasP)
Les IST, c'est quoi ?
Que sont les IST ?
Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont causées par des bactéries, virus, champignons ou parasites. Elles se transmettent d'une personne à une autre par contact peau à peau ou par contact avec des fluides corporels tels que le liquide pré-séminal, les sécrétions vaginales et anales, le lait maternel, le sperme et le sang. Généralement, les organismes responsables des IST pénètrent dans le corps par une peau endommagée ou par les muqueuses, c'est-à-dire les surfaces chaudes et humides comme le vagin, l'urètre, l'anus, la bouche et les yeux. Les muqueuses sont beaucoup plus fines et plus facilement endommagées que la peau ordinaire. Lorsqu'un virus se propage d'une personne à une autre par contact sang-sang ou lorsque des fluides corporels infectés pénètrent dans la circulation sanguine (on parle alors parfois de Virus Transmissible par le Sang ou VTS).
Il existe de nombreux types d'IST, provoquant divers problèmes de santé à court et à long terme. Certaines ne présentent pas de symptômes mais peuvent entraîner des complications de santé modérées à graves. Une IST peut être transmise même sans symptômes. La plupart des symptômes d'IST sont traitables, et elles peuvent généralement être prises en charge par un traitement continu.
Qui peut contracter une IST ?
Toute personne sexuellement active peut transmettre ou contracter une IST. Les pratiques sexuelles plus sûres peuvent réduire considérablement votre risque d'attraper ou de transmettre une IST.
La honte et la stigmatisation liées aux IST empêchent souvent les gens de chercher à se faire dépister et traiter. La stigmatisation vient généralement de la croyance incorrecte selon laquelle avoir une IST résulte de pratiques sexuelles « mauvaises » ou « inappropriées ».
La vérité est que les IST sont simplement des conditions médicales sans implications morales ou immorales inhérentes. Elles sont très courantes, et toute personne qui a une quelconque activité sexuelle peut en contracter une. La stigmatisation liée aux IST peut être externe – comme être jugé·e négativement par notre entourage – ou intériorisée – lorsque nous nous jugeons négativement nous-mêmes.
Comment puis-je contracter ou transmettre une IST ?
Chaque IST et a un potentiel de transmission et des impacts sur la santé différents. Il est donc important d'en savoir suffisamment sur eux pour prendre les précautions appropriées. Avoir des rapports sexuels vaginaux, anaux et oraux non protégés augmente votre risque de contracter ou de transmettre une IST ou un VTS. Une personne peut être atteinte de plusieurs infections à la fois, et avoir une IST existant(e) peut augmenter le risque de contracter d'autres IST.
Il est également possible de transférer une IST d'une partie de votre corps à une autre. Par exemple, vous pouvez transférer une IST comme la gonorrhée de votre vagin à votre gorge via un pénis qui a été en contact avec les deux zones. Cependant, ce n'est pas très courant. De nombreuses IST peuvent être transmis par le partage d'objets tels que des jouets sexuels ou du matériel de lavement. Certains IST, comme l'hépatite C, peuvent survivre longtemps à l'extérieur du corps.
Les gens ignorent souvent qu'ils ont une IST et peuvent donc les transmettre à d'autres sans le savoir. En effet, bien que les IST puissent présenter des symptômes, ils n'apparaissent pas toujours : beaucoup sont « asymptomatiques ». Cela peut les rendre difficiles à détecter. Un dépistage régulier des IST, ainsi qu'un dépistage en cas d'exposition potentielle à une IST, est important pour vous protéger et protéger vos partenaires sexuels autant que possible.
Une IST non traitée peut causer des problèmes de santé et des infections secondaires. Il est donc important de se faire dépister si vous pensez avoir pu en contracter une. Certaines IST peuvent ne pas présenter de signes immédiats, mais des symptômes et/ou complications peuvent apparaître des mois ou des années plus tard.
Pour se protéger des IST, les moyens les plus efficaces sont : la connaissance du sujet, les préservatifs, les vaccins et les traitements médicamenteux.
Quels sont les symptômes courants des IST ?
Bien que chaque IST ou VTS puisse se manifester différemment, si vous présentez l'un des signes suivants, vous devriez faire un contrôle de santé sexuelle dès que possible :
- douleur ou sensation de brûlure en urinant
- augmentation ou changement de couleur ou de texture des pertes vaginales
- changement d'odeur des organes génitaux ou de l'anus
- bosses, cloques, plaies ou éruptions cutanées
- saignements vaginaux ou anaux inhabituels
- douleur ou saignement pendant les rapports sexuels
- douleur anale ou douleur dans le bas-ventre
- douleur au scrotum ou aux testicules
- démangeaison ou irritation persistante des organes génitaux ou de l'anus
- fièvre ou symptômes pseudo-grippaux
- diarrhée persistante
Cette liste n'est pas exhaustive.
Voici un tableau des risques d'infection en fonction des biais de contamination pour les IST les plus courantes :
Tableau des IST les plus fréquentes et leur risque de transmission en fonction des pratiques :
Gonorrhée
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : col de l’utérus (cervix), anus, gorge, urètre, yeux.
- Symptômes : souvent asymptomatique. Possibles : pertes jaunes/vertes (vagin ou pénis), douleur en urinant, douleurs pelviennes, saignements entre les règles, écoulement anal, mal de gorge sec, rougeurs oculaires.
- Façons de se protéger : préservatifs (y compris pour la fellation et le sexe anal/vaginal), ne pas toucher yeux/sexe avec des mains contaminées, éviter le sperme dans les yeux, se méfier des baisers profonds (transmission possible à la gorge). Dépistage régulier.
Gonorhée : dépistage et se faire tester
La gonorrhée est souvent asymptomatique, le dépistage régulier est de fait recommandé.
Quand tester ?
- 1 à 2 semaines après une exposition à risque (un test plus précoce peut ne pas détecter l'infection).
- Si vous avez des symptômes.
- Si un partenaire sexuel est testé positif.
- Dans le cadre de votre bilan IST régulier (conseillé : 3 mois).
Méthodes de dépistage :
- Test urinaire
- Frottis :
- de l'urètre (en cas d'écoulement pénien)
- du vagin et du col de l'utérus,
- de l'anus
- de la gorge
Gonorhée : traitement
La gonorrhée ne disparaît pas toute seule, un traitement est obligatoire. Le traitement de référence est l’injection d’un antibiotique (ceftriaxone).
- Vérification de la guérison : un test de contrôle est recommandé 2 semaines après le traitement, puis à nouveau 3 mois après.
- Réinfection possible : la guérison ne rend pas immunitaire, on peut attraper la gonorrhée plusieurs fois.
- Effets secondaires : si vous êtes sujet·te aux mycoses sous antibiotiques, pensez aux probiotiques.
Gonorhée : impact sur le travail du sexe
- Il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant 7 jours après le traitement. Si vous ne pouvez pas éviter, le préservatif réduit le risque mais ne l'élimine pas.
- La gonorrhée est l'une des IST les plus fréquentes, et elle est souvent asymptomatique, d'où l'importance des dépistages systématiques gorge et anus.
- Si vous testez positif, il est recommandé d'informer vos partenaires, notamment réguliers, pour éviter une recontamination.
Chlamydia
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : urètre, col de l’utérus (cervix), anus, gorge, yeux.
- Symptômes : très souvent asymptomatique. Possibles : pertes vaginales jaunâtres/blanches, douleur en urinant, douleurs pelviennes, saignements entre les règles, écoulement aqueux/blanc du pénis, douleur testiculaire, démangeaisons anales, écoulement ou saignement anal, mal de gorge persistant, rougeurs oculaires.
- Façons de se protéger : préservatifs (y compris pour fellation et sexe anal/vaginal), ne pas toucher yeux/sexe avec des mains contaminées, éviter le sperme dans les yeux, se méfier des baisers profonds (transmission possible à la gorge), changer de préservatif entre les pratiques (notamment anal → vaginal/oral). Dépistage régulier.
Chlamydia : dépistage et se faire tester
La chlamydia est très souvent asymptomatique, le dépistage régulier est essentiel.
Quand tester ?
- 1 à 2 semaines après une exposition à risque (un test plus précoce peut ne pas détecter l’infection).
- Si vous avez des symptômes.
- Si un partenaire sexuel est testé positif.
- Dans le cadre de votre bilan IST régulier (conseillé : 3 mois).
Méthodes de dépistage :
- Test urinaire.
- Frottis (auto-prélèvement possible pour les personnes avec vagin, sans symptômes).
- Frottis du col de l’utérus, de l’urètre, de l’anus ou de la gorge (à demander explicitement selon vos pratiques).
Chlamydia : traitement
- La chlamydia ne disparaît pas toute seule, un traitement antibiotique est nécessaire.
- Traitement : en première intention par la doxycycline 100 mg, deux fois par jour pendant 7 jours ou par l’azithromycine en dose unique d’1 gramme (en cas de contre-indication à la doxycycline). La prise de doxycycline est faite pendant le repas avec un grand verre d'eau et il ne faut pas s'allonger pendant l'heure suivant la prise. La photoprotection est indispensable car la doxycycline est sensibilisante au soleil.
- Vérification de la guérison : un test de contrôle est recommandé après le traitement (généralement à 2-3 semaines).
- Réinfection possible : la guérison ne rend pas immunitaire, on peut attraper la chlamydia plusieurs fois.
- Effets secondaires : certains antibiotiques peuvent réduire l’efficacité de la pilule contraceptive. Si vous êtes sujet·te aux mycoses sous antibiotiques, pensez aux probiotiques.
Chlamydia : impact sur le travail du sexe
- Pendant le traitement : il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant 7 jours après la fin du traitement. Si vous ne pouvez pas éviter, le préservatif réduit le risque mais ne l’élimine pas.
- Fréquence : c’est l’une des IST bactériennes les plus courantes, souvent asymptomatique d'où l'importance des dépistages systématiques (y compris gorge et anus).
- Information des partenaires : si vous testez positif, il est recommandé d’informer vos partenaires, notamment réguliers, pour éviter une recontamination.
Le VIH et le SIDA
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : le virus attaque progressivement les défenses immunitaires (les cellules CD4). Transmission par contact avec du sang, sperme, sécrétions vaginales/anales, lait maternel – via les muqueuses (vagin, anus, urètre, bouche) ou une solution de continuité (coupure, plaie).
- Symptômes : la primo-infection peut être asymptomatique ou ressembler à un syndrome grippal (fièvre, fatigue, ganglions, éruption cutanée, ulcères). Puis longue phase asymptomatique. Sans traitement, affaiblissement des défenses immunitaires menant au SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquise), avec infections opportunistes et cancers.
- Façons de se protéger :
- Préservatifs (interne et externe)
- PrEP (prophylaxie pré-exposition) : traitement préventif pour personnes séronégatives (non infectées)
- PEP (traitement post-exposition) : traitement d’urgence dans les 72h après un risque
- Dépistage régulier
-
Une personne sous traitement efficace avec charge virale indétectable ne transmet pas le VIH (U=U)
VIH : dépistage et se faire tester
- Le VIH peut rester asymptomatique pendant des années → le dépistage régulier est le seul moyen de connaître son statut.
- Quand tester ?
- Au moins deux fois par an dans le cadre d’un bilan IST régulier.
- Après une exposition à risque (condom craqué/retiré, accident d’aiguille, contact sanguin).
- La plupart des personnes dépistent positif dans le mois suivant l’exposition. Pour une minorité, cela peut prendre jusqu’à 3 mois (période fenêtre).
- Méthodes de dépistage :
- Prise de sang (test de référence).
- Test rapide (piqûre au doigt ou salive) : résultat en 10-20 minutes, à confirmer par prise de sang si positif.
- Autotest (disponible en pharmacie) : prélèvement au doigt, résultat rapide, à confirmer si positif.
-
Accès en France : le dépistage et la prise en charge du VIH sont pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie (sans avance de frais) pour toute personne, avec ou sans couverture maladie (dans les CEGIDD, CDAG, etc.).
VIH : traitement et prévention médicamenteuse
- Le traitement : Il n’existe pas de vaccin actuellement et pas de cure définitive. Cepenant un traitement médicamenteux d'antirétroviraux à prendre tous les jours, à vie, permet de rester en bonne santé et de vivre aussi longtemps qu'une personne non infectée. Son but est d'empêcher le passage au stade SIDA. Une personne sous traitement finit par avoir une charge virale indétectable et ne peut plus transmettre le VIH tant qu'elle le reste. On dit qu'elle est "indétectable" et que "Indétectable = Intransmissible". Pour la plupart des personnes sous traitement pour le VIH, il faut attendre de 1 à 6 mois avant de devenir indétectable. En France, la prise en charge du VIH (dépistage et traitement) est à 100% pour toute personne, avec ou sans couverture maladie.
- La PEP ou traitement post-exposition / TPE : en cas d’urgence, par exemple si un préservatif craque, qu'il est retiré sans consentement, ou en cas de contact sanguin, un traitement d’urgence existe pour protéger du VIH. Plus on le prend vite, plus il est efficace, au maximum dans les 72h qui suivent le rapport sexuel à risque. Disponible aux urgences de l’hôpital le plus proche (les urgences sont ouvertes 24h/24). Vous pouvez également consuter l'annuaire de Paris Sans-Sida.
- La PrEP ou prophylaxie pré-exposition : un traitement préventif qui consiste en : une prise de médicaments ; des dépistages complets tous les trois mois (VIH, hépatites et autres IST) ; un suivi médical. Cette méthode, si correctement appliquée, permet de ne pas se poser la question de la protection contre le VIH au moment des rapports sexuels, mais ne protège pas contre les autres IST. La PrEP est accessible à toute personne de plus de 15 ans séronégative (non infectée par le VIH), vaccinée contre ll'hépatite B (et la vaccination contre l'hépatite A est vivement conseillée), sur ordonnance d'un.e médecin.
VIH : impact sur le travail du sexe
- Pas de signes visibles : impossible de savoir si un client ou une personne a le VIH en l’observant. Le dépistage est la seule méthode fiable.
- Stigmatisation : malgré les progrès, la stigmatisation liée au VIH existe encore et peut affecter la santé mentale, l’accès aux soins et les conditions de travail. Les associations de pairs et les organisations communautaires de personnes vivant avec le VIH peuvent vous apporter un soutien.
- Vie professionnelle : les travailleur·euse·s du sexe vivant avec le VIH peuvent exercer normalement, notamment si leur charge virale est indétectable. Même avant d’atteindre l’indétectabilité, l’usage systématique de préservatifs, lubrifiants, digues dentaires et gants réduit très fortement le risque de transmission.
Syphilis
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : vagin, anus, pénis, scrotum, lèvres, bouche, peau (contact direct avec un chancre). L’infection peut ensuite se propager dans tout l’organisme (sang, système nerveux, cœur, etc.).
- Symptômes : la syphilis évolue en plusieurs stades.
- Primaire (3 à 90 jours après l’exposition) : un ou plusieurs chancres (ulcères ronds, indolores) sur la zone infectée (organes génitaux, anus, bouche). Disparaît en quelques semaines, même sans traitement.
- Secondaire (2 à 8 semaines après le chancre) : éruption cutanée non-démangeante (souvent mains et plantes des pieds), fièvre, fatigue, ganglions, perte de cheveux. Les symptômes vont et viennent.
- Tertiaire (peut apparaître jusqu’à 30 ans après) : atteintes graves du cœur, cerveau, yeux, os, pouvant entraîner la mort. Environ un tiers des personnes non traitées évolue vers ce stade.
- Façons de se protéger : préservatifs (internes et externes) – mais ils ne couvrent pas toutes les zones potentiellement infectées. Digues dentaires pour le sexe oral. Vérification visuelle des clients (éclairage, gants). Éviter tout contact peau à peau avec un chancre ou une éruption. Ne pas partager de seringues. Se faire dépister régulièrement.
Syphilis : dépistage et se faire tester
- La syphilis peut être asymptomatique ou passer inaperçue (chancre indolore), un dépistage régulier essentiel.
- Quand se faire tester ?
- Dans le cadre de votre bilan IST régulier (tous les 3 mois recommandé pour les travailleur·euse·s du sexe).
- de 3 à 6 semaines après une exposition à risque (mais plus fiable à 6 semaines).
- Si vous avez un chancre, une éruption cutanée inexpliquée, ou tout symptôme évocateur.
- Si un partenaire est testé positif.
- Recommandation : assurez-vous que votre médecin inclut bien la syphilis dans le bilan (parfois oubliée).
- Accès en France : le dépistage est remboursé par l’Assurance Maladie. Dans les CEGIDD, il est gratuit, même sans couverture maladie.
Syphilis : traitement
- Il n'y a pas de vaccin.
- Traitement : pénicilline injectable (une injection pour la syphilis précoce ; trois injections à une semaine d’intervalle pour les stades tardifs). En cas d’allergie à la pénicilline, il existe un traitement oral (14 ou 28 jours).
- Guérison possible : un traitement précoce guérit complètement.
- Réinfection possible : la guérison ne donne pas l'ilmunité à l'infection, il est possible de l’attraper plusieurs fois.
- Conséquences : une syphilis non soignée peut mener à la mort (atteinte cardiaque, neurologique).
- Suivi : test de contrôle recommandé à 3 mois, puis à 6 et 12 mois après le traitement.
- Accès en France : le traitement est pris en charge par l’Assurance Maladie. Dans les CEGIDD, il est gratuit, même sans couverture maladie.
Syphilis : impact sur le travail du sexe (TDS)
- Risque spécifique : la syphilis se transmet par contact peau à peau avec un chancre ou une éruption, y compris sur des zones non couvertes par un préservatif (scrotum, cuisses, lèvres, bouche). Le préservatif réduit mais n’élimine pas le risque.
- Précautions pratiques :
- Examinez vos clients avant la prestation si possible sous un bon éclairage. Recherchez des chancres (petites ulcérations rondes, indolores) ou des éruptions.
- Recouvrez tout chancre suspect avec un pansement imperméable ou une serviette.
- Utilisez des digues dentaires pour le cunnilingus et le rimming.
- Privilégiez les massages corps à corps face vers le bas pour limiter le contact génital.
- Ne partagez jamais de seringues, même pour des jeux BDSM.
- Pendant le traitement :
- Il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant 7 jours après la fin du traitement.
- Si vous ne pouvez pas arrêter, le préservatif réduit le risque mais ne l’élimine pas (zones non couvertes).
- Information des partenaires : si vous testez positif, informez vos partenaires (notamment réguliers) pour qu’ils se fassent dépister et traiter.
- Lien avec le VIH : la syphilis augmente le risque de contracter ou de transmettre le VIH (les chancres sont des portes d’entrée).
- Effets secondaires : certains antibiotiques réduisent l’efficacité de la pilule. Si vous êtes sujet·te aux mycoses, pensez aux probiotiques.
- Stigmatisation : la syphilis est encore associée à des idées reçues. Elle est pourtant très courante, facile à traiter et à dépister.
Hépatite A / VHA
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : le virus attaque le foie. Transmission par voie féco-orale (contact avec des selles contaminées, même à l’état de traces) : par le sexe oral-anal (rimming), par des doigts, préservatifs, jouets ou surfaces ayant touché l’anus, ou par aliment/eau/glace contaminés.
- Symptômes : apparaissent 15 à 50 jours après l’exposition. Possibles : fatigue, fièvre, perte d’appétit, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, urines foncées, selles pâles, jaunisse (peau et blanc des yeux jaunes). 70 à 80% des adultes infectés ont des symptômes.
- Façons de se protéger : vaccination (existe, très efficace, immunité à vie après infection ou vaccination). Pratiques sexuelles : digues dentaires, préservatifs, gants pour tout contact anal, se laver soigneusement les mains (eau + savon, plus efficace que gel hydroalcoolique). Ne pas partager d’ustensiles, aliments, boissons, cigarettes.
Hépatite A : dépistage et se faire tester
- Quand tester ?
- Si vous avez des symptômes (notamment jaunisse) ou une personne avec qui vous avez eu un risque (par exemple sexe oral-anal)
- L’hépatite A ne fait pas partie du dépistage IST de routine, vous devez la demander expressément si vous suspectez une contamination.
- Délai de détection : le virus peut être détecté par prise de sang environ 2 semaines après l’infection.
- Accès en France : le dépistage est remboursé par l’Assurance Maladie. Dans les CEGIDD, il peut être gratuit, même sans couverture maladie.
Hépatite A : traitement
- Il n’existe pas de traitement antiviral pour l’hépatite A. L’infection guérit spontanément.
- Prise en charge : repos, boire beaucoup d’eau, paracétamol ou ibuprofène contre la fièvre (sans dépasser les doses, surtout si le foie est atteint), alimentation équilibrée et peu grasse, éviter l’alcool.
- Durée : environ 85% des personnes guérissent en 3 mois, presque toutes en 6 mois.
- Immunité à vie : après une infection guérie, on ne peut plus attraper l’hépatite A (ni la transmettre). La vaccination est également protectrice à vie.
- Complications rares : chez les personnes ayant déjà une maladie du foie (hépatite B ou C, cirrhose), l’hépatite A peut être plus grave.
Hépatite A : impact sur le travail du sexe (TDS)
- Vaccination recommandée : c’est la protection la plus efficace.
- En France, la vaccination contre l’hépatite A est recommandée pour les travailleur·euse·s du sexe (notamment ceux/celles qui pratiquent le rimming ou le sexe anal).
- Le vaccin est remboursé (parfois gratuit dans les CEGIDD). Le vaccin combiné VHA+VHB existe.
- Pendant l’infection :
- Vous ne vous sentirez possiblement pas assez bien pour travailler (fatigue, nausées, jaunisse).
- Il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant la période symptomatique car l’hépatite A est très contagieuse.
- Si vous ne pouvez pas arrêter, privilégiez des services sans contact (en ligne, webcam, téléphone).
- Jaunisse visible : le jaunissement de la peau et des yeux est difficile à cacher et peut inquiéter les clients.
- Précautions en pratique :
- Utilisez systématiquement des digues dentaires (ou préservatif coupé, film étirable) pour le rimming.
- Mettez un préservatif sur les doigts (ou utilisez des doigtiers) pour toute manipulation anale.
- Mettez un préservatif sur les jouets anaux (butt plugs, godes) et changez-le avant de passer à une autre zone ou une autre personne.
- Lavez-vous soigneusement les mains à l’eau et au savon après tout contact anal, après être allé·e aux toilettes, et avant de préparer à manger.
- Lavez le linge de lit et les serviettes à l’eau chaude savonneuse.
- Ne partagez pas vos verres, couverts, aliments ou cigarettes.
- Information des partenaires : si vous êtes diagnostiqué(e), informez vos partenaires (notamment réguliers) pour qu’ils puissent se faire vacciner en urgence (le vaccin est efficace jusqu’à 14 jours après l’exposition).
- Stigmatisation : la jaunisse peut être impressionnante mais l’hépatite A guérit sans séquelles.
L'hépatite B / VHB
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : le virus attaque le foie. Transmission par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et anales, via les muqueuses, le partage de matériel (seringues, aiguilles, matériel de piercing/tatouage, rasoirs, brosses à dents), ou de la mère à l’enfant à la naissance.
- Symptômes : souvent asymptomatique. Possibles : douleurs abdominales (côté droit), perte d’appétit, nausées, fatigue, fièvre, jaunisse (peau et yeux jaunes), urines foncées, selles pâles, douleurs articulaires.
- Façons de se protéger : vaccination (existe, très efficace, immunité à vie). Préservatifs, digues dentaires, gants. Ne pas partager de matériel coupant/piquant. Ne pas partager d’objets personnels (rasoir, brosse à dents). Couvrir les plaies.
Hépatite B : dépistage et se faire tester
- L’hépatite B est souvent asymptomatique, de nombreuses personnes ignorent leur infection.
- Quand tester ?
- Intégrer le dépistage du VHB dans votre bilan IST régulier (au moins une fois par an, voire tous les 3 mois si pratique à risque).
- Après une exposition potentielle (contact avec du sang ou des fluides sexuels d’une personne infectée).
- Si vous ne savez pas si vous avez été vacciné(e), une prise de sang peut vérifier votre immunité.
- Méthode : prise de sang.
- Délai de détection : l’infection n’est généralement détectable qu’environ 4 semaines après la contamination.
- Accès en France : le dépistage est remboursé (prise en charge à 100% pour les personnes couvertes par l’Assurance Maladie ; pour les personnes sans couverture, les CEGIDD proposent des tests gratuits).
Hépatite B : traitement
- Il existe un vaccin efficace et sûr (recommandé pour les TDS, gratuit en France).
- Infection aiguë (moins de 6 mois) : il n’existe pas de traitement curatif. Elle guérit spontanément dans 95% des cas chez l’adulte, avec repos, hydratation et alimentation adaptée.
- Infection chronique (à vie) : pas de guérison complète, mais elle est gérable par traitement.
- Traitement : antiviraux oraux (un comprimé par jour, généralement à vie) ou injections hebdomadaires (jusqu’à 12 mois) avec possibles effets secondaires.
- Objectif : réduire le risque de lésions du foie (cirrhose, cancer).
- Une hépatite B non traitée attaque le foie progressivement et peut mener à la mort.
- Suivi : même sans traitement, une surveillance régulière du foie par prise de sang est nécessaire.
- Accès en France : les traitements antiviraux sont pris en charge par l’Assurance Maladie. Les CEGIDD peuvent traiter gratuitement, même sans couverture maladie.
- Immunité naturelle possible : les adultes qui guérissent d’une infection aiguë développent une immunité naturelle à vie.
Hépatite B : impact sur le travail du sexe (TDS)
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Vaccination recommandée : c’est le moyen de protection le plus efficace. En France, le vaccin est recommandé pour les TDS et peut être obtenu gratuitement dans les CEGIDD ou centres de vaccination.
-
Précautions pratiques :
- Ne partagez pas de rasoirs, brosses à dents, coupe-ongles, matériel de piercing/tatouage ou de seringues.
- Couvrez vos coupures et plaies avec des pansements imperméables.
- Lavez-vous soigneusement les mains après tout contact avec du sang ou des fluides sexuels.
- En cas de contact avec du sang, nettoyez les surfaces avec de l’eau de javel diluée ou de l’alcool isopropylique.
- Avant une prestation : évitez de vous brosser les dents ou soyez très doux(ce) dans les heures précédant un rapport (pour éviter les saignements des gencives).
- Impact sur la pratique : comme le VHB attaque le foie, il peut être prudent de limiter ou d’éviter l’alcool et les bookings "chemsex" pour ne pas fatiguer le foie.
L'hépatite C / VHC
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : le virus attaque le foie. Il est transmis par contact sanguin (sang à sang), même par des traces de sang invisibles. Il peut survivre plusieurs jours/semaines en dehors du corps. Sa transmissions sexuelle est très rare, sauf en cas de saignement, de plaies ouvertes ou d’IST associées.
- Symptômes : environ 80% des personnes ne présentent aucun symptôme. Possibles : fatigue, douleurs abdominales (côté droit), perte d’appétit, nausées, douleurs musculaires/articulaires, jaunisse (yeux, peau), urines foncées. Les symptômes chroniques peuvent mettre 10 à 20 ans à apparaître.
- Façons de se protéger : préservatifs, digues dentaires, gants pour tout contact avec du sang potentiel. Se faire dépister. Couvrir ses plaies avec des pansements hermétiques. Ne pas partager de matériel coupant/piquant (rasoirs, brosses à dents, coupe-ongles, matériel de piercing/tatouage/seringues). Nettoyer soigneusement le sang avec des serviettes en papier, de l'eau savonneuse, de l'eau de javel...
Hépatite C : dépistage et se faire tester
- L’hépatite C est souvent asymptomatique, de fait le dépistage est le seul moyen de savoir.
- Quand tester ?
- Après une exposition potentielle (contact avec du sang : partage de seringues, accident d’aiguille, matériel de tatouage/piercing non stérile, rapport anal sans préservatif avec saignement).
- Si vous avez des symptômes.
- Le VHC ne fait pas partie du dépistage IST de routine. Parlez en à votre médecin.
- Méthodes :
- Prise de sang (test standard).
- Le Trod (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) hépatite C permet d’avoir un résultat en 30 minutes maximum. Le Trod hépatite C peut être proposé aux personnes éloignées du système de santé, gratuitement, dans certaines associations de lutte contre le VIH et les hépatites habilitées par les ARS et dans les CeGIDD.
- Délai de détection : on peut tester juste après l’exposition, mais il faut refaire un test à 12 semaines (voire 6 mois) pour confirmation car le virus met du temps à être détectable.
- Accès en France : le dépistage est remboursé par l’Assurance Maladie. Les CEGIDD proposent des tests gratuits, même sans couverture maladie.
Hépatite C : traitement
- Pas de vaccin actuellement.
- Environ 30% des personnes éliminent spontanément le virus dans les 6 mois, sans traitement.
- Dans les autres 70%, une hépatite C non traitée attaque le foie progressivement (cirrhose, cancer) et peut mener à la mort. Heureusement, un traitement curatif existe :
- 1 à 3 comprimés par jour pendant 8 à 12 semaines.
- Plus de 95% de guérison.
- Réinfection possible même après guérison, on peut être réinfecté si on est à nouveau exposé.
- Accès en France : les traitements AAD sont 100% pris en charge par l’Assurance Maladie (via les hôpitaux ou CEGIDD) pour toute personne, avec ou sans couverture maladie (depuis 2017, les AAD sont disponibles sans avance de frais).
- Suivi : même après guérison, un contrôle régulier est conseillé (risque de réinfection).
Hépatite C : impact sur le travail du sexe (TDS)
- La transmission sexuelle est très rare : le VHC n’est pas classé comme une IST à transmission sexuelle courante. Le risque principal vient du contact sanguin.
- Précautions pratiques :
- Utilisez systématiquement des préservatifs (externes, internes), digues dentaires, gants pour tout rapport (en particulier anal) afin d’éviter tout contact avec du sang potentiel.
- Couvrez vos plaies (pansements imperméables) pour éviter le contact sanguin.
- Ne partagez jamais : rasoirs, brosses à dents, coupe-ongles, matériel de piercing/tatouage, seringues (même pour des pratiques BDSM ou des jeux de rôle médical).
- Nettoyage du sang : si du sang est présent sur une surface, utilisez de l’eau de javel diluée (9 volumes d’eau pour 1 volume d’eau de javel) ou de l’alcool isopropylique. Attention, les désinfectants du commecer ne fonctionnent pas sur l'hépatite C.
- Lavez-vous soigneusement les mains après tout contact avec du sang.
- Travail pendant l’infection :
- Si vous êtes en traitement (8-12 semaines), vous pouvez travailler sans grand risque comme la transmission sexuelle est rare, mais penser à utiliser des protections rigoureuses (préservatifs, gants, etc.) et à éviter ce qui pourrait causer des lésions.
- Si vous avez des symptômes (fatigue, jaunisse), vous ne vous sentirez probablement pas assez bien pour travailler.
- Information des partenaires : le risque de transmission sexuelle étant très faible, il n’est pas systématiquement recommandé d’informer les partenaires occasionnels. Cependant, pour les partenaires réguliers, il est prudent d’en discuter et de les encourager à se faire dépister (une fois, puis à 12 semaines).
- Aspects juridiques : en France, il n’y a pas de criminalisation spécifique pour le fait d’exercer le TDS avec une hépatite C, sous réserve de respecter les précautions d’usage.
Papillomavirus humain / HPV (verrues génitales)
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : peau et muqueuses génitales (vagin, vulve, pénis, scrotum, anus, urètre), bouche, gorge. Plus de 200 souches existent. Certaines souches (dites « à bas risque ») causent des verrues génitales. D’autres souches (« à haut risque ») peuvent provoquer des cancers (col de l’utérus, vagin, vulve, anus, gorge).
- Symptômes : le plus souvent asymptomatique (90% des adultes portent au moins une souche). Quand des symptômes apparaissent (1 à 20 mois après l’exposition) : petites excroissances dures (verrues) en forme de chou-fleur, plates ou lisses, sur les zones génitales, anus, ou à l’intérieur du vagin/rectum. Parfois saignements lors des rapports ou en urinant/déféquant.
- Transmission :
- Le HPV se transmet principalement par contact sexuel, et la plupart des personnes sont infectées par le HPV peu après le début de leur activité sexuelle. Plus de 90 % d'entre elles éliminent l'infection naturellement.
- Contact peau à peau au niveau des parties génitales avec une personne porteuse du HPV (par exemple : pénis/testicules contre vulve, vulve contre vulve, pénis contre pénis, anus contre testicules).
- Le HPV est très contagieux si une verrue est visible ou si la peau de la verrue a été lésée.
- Le HPV peut être transmis même en l'absence de verrues visibles.
- La transmission peut avoir lieu même lorsque les verrues ne sont pas visibles.
- Il est également possible de transmettre le HPV de la région génitale à la bouche, mais cela reste très rare. Des preuves de plus en plus nombreuses indiquent que l'infection par le HPV dans la bouche et la gorge, transmise par la fellation/le cunnilingus, est une cause majeure du cancer de la gorge.
- Seule la zone cutanée couverte par un préservatif, un gant, une digue dentaire ou toute autre barrière est protégée contre le virus.
- L'apparition de verrues ne signifie pas que vous avez été exposé(e) au HPV récemment. Il est possible que vous ayez été exposé(e) au HPV plusieurs mois ou années avant de constater la présence de verrues.
- Façons de se protéger :
- La vaccination est recommandée pour les adolescent·es et les jeunes adultes, elle protège contre les souches les plus à risque.
- Préservatifs et digues dentaires recommandées. La protection est partielle seulement car elles ne couvrent pas toute la peau exposée.
- Dépistage régulier du col de l’utérus pour les personnes concernées.
- Inspecter ses partenaire et éviter les rapports quand des verrues sont visibles (pic de contagiosité).
HPV : dépistage et se faire tester
- Pour les verrues : examen visuel par un médecin (généraliste, gynécologue, dermatologue, CEGIDD). Il n'y a pas de test sanguin ou urinaire pour les verrues.
- Pour les souches à risque cancéreux (col de l’utérus) :
- Test de dépistage cervical (anciennement « frottis ») : recommandé tous les 5 ans entre 25 et 74 ans pour toutes les personnes avec un col de l'utérus (y compris pour les personnes trans concernées)
- Détecte les lésions précancéreuses et la présence de HPV à haut risque.
- En France : le test est pris en charge à 100% par l’Assurance Maladie dans le cadre du dépistage organisé.
- Quand tester ?
- Si vous ou un partenaire développez des verrues/bosses génitales.
- Dans le cadre du dépistage cervical régulier.
- Après un rapport avec une personne diagnostiquée HPV (mais pas de test de dépistage systématique chez l’homme ou personne sans col).
HPV : traitement
- Vaccination :
- Le vaccin protège contre les souches responsables de 70% des cancers du col et 90% des verrues génitales.
- De 11 à 19 ans, et jusqu'à 26 ans pour les hommes ayant des relations avec des hommes, le vaccin est prescrit par un médecin.
- Remboursée par l’Assurance Maladie (prise en charge à 65%, le reste par les mutuelles) ; gratuite dans certains centre de santé CEGIDD pour les populations clés dont les TDS.
- Le vaccin ne soigne pas une infection existante, mais protège contre d’autres souches.
- Il n’existe pas de médicament qui élimine le HPV de l’organisme.
- Traitement des symptômes (verrues) :
- Auto-traitement : podophylline trouvable en pharmacie sur ordonnance.
- Cryothérapie (azote liquide).
- Crèmes immunomodulatrices.
- Chirurgie / laser (pour les verrues résistantes).
- Important : enlever les verrues ne guérit pas l’infection. Les verrues peuvent réapparaître (réinfection ou réactivation).
- Traitement des lésions précancéreuses du col : il est possible d'avoir recours à des procédures mineures après un test de dépistage anormal.
- Guérison spontanée possible : dans 10 à 20% des cas, les verrues disparaissent seules en 3-4 mois. La plupart des personnes éliminent naturellement le virus en 1 à 2 ans.
HPV : impact sur le travail du sexe (TDS)
- Risque très élevé : HPV est l’IST la plus courante. Toute personne sexuellement active y sera exposée. Le préservatif ne protège pas complètement.
- Vaccination recommandée : c’est la protection la plus efficace. Si vous n’êtes pas vacciné(e), parlez-en à un médecin (CEGIDD, centre de vaccination).
- Pendant les verrues visibles :
- Évitez les rapports sexuels (pénétration, contact peau à peau) car la contagiosité est maximale.
- Si vous ne pouvez pas arrêter, proposez des services alternatifs sans contact génital (massage, sexe par téléphone/webcam).
- Recouvrez les verrues d’un pansement (si possible) – mais cela ne supprime pas tout risque.
- Après traitement des verrues : attendez la cicatrisation complète avant de reprendre les rapports, les plaies ouvertes augmentent le risque d’autres IST.
- Suivi gynécologique : ne manquez pas vos dépistages cervicaux tous les 5 ans (même si la vaccination a eu lieu).
- Information des partenaires : comme le HPV est très répandu, il n’est pas systématique de prévenir tous ses partenaires. En revanche, si vous avez des verrues ou un test HPV à risque positif, vous pouvez en informer vos partenaires réguliers pour qu’ils consultent (notamment pour les personnes avec un col de l'utérus).
Trichomonase
Trichomonase
En résumé
- Tissus pouvant être infectés : urètre, vagin, col de l'utérus (c'est une infection parasitaire). Ne touche pas la bouche ni l'anus.
- Symptômes : environ 70% des personnes sont asymptomatiques. Si symptômes (5 à 28 jours après l'exposition) :
- Chez les personnes avec vagin : pertes jaune-vert, mousseuses, malodorantes, démangeaisons ou brûlures vulvaires, douleurs pendant les rapports ou en urinant.
- Chez les personnes avec pénis : brûlure en urinant, écoulement urétral.
- Conséquences : une trichomonase non traitée peut favoriser l'infertilité, des maladies inflammatoires pelviennes, et augmenter le risque de transmission du VIH (car elle irrite les muqueuses).
- Façons de se protéger : préservatifs (surtout pour le sexe vaginal qui est le risque principal). Ne pas partager de serviettes humides ou de gants de toilette. Dépistage régulier.
Trichomonase : dépistage et se faire tester
- La trichomonase ne fait pas partie du dépistage IST de routine, vous devez la demander expressément.
- Quand tester ?
- Si vous avez des symptômes (pertes anormales, brûlures).
- Après une exposition à risque (rapport vaginal non protégé).
- Si un partenaire sexuel est diagnostiqué.
- Parfois, il faut tester plusieurs fois (l'infection peut ne pas être détectable avant un mois).
- Méthodes :
- Prélèvement vaginal (pour personnes avec vagin).
- Test urinaire (pour tous les genres).
- Accès en France : le dépistage est remboursé par l'Assurance Maladie. Dans les CEGIDD, il est gratuit, même sans couverture maladie.
Trichomonase : traitement
- Pas de vaccin.
- Traitement : antibiotique (généralement une dose unique par voie orale).
- Réinfection possible : la guérison ne rend pas immunitaire. Pour éviter la réinfection, il est recommandé de traiter tous les partenaires en même temps (même s'ils n'ont pas de symptômes).
- Accès en France : les antibiotiques sont pris en charge par l'Assurance Maladie (ou délivrés gratuitement dans les CEGIDD).
Trichomonase : impact sur le travail du sexe
- Ne se transmet pas par le sexe oral ou anal.
- Précautions :
- Utilisez des préservatifs pour le sexe vaginal.
- Lavez ou changez les serviettes et gants de toilette après chaque client.
- Lavez-vous soigneusement les mains après chaque contact vaginal.
- Utilisez des préservatifs sur les jouets sexuels et changez-les entre les partenaires.
- Pendant le traitement :
- Il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels pendant 7 jours après la fin du traitement.
- Si vous ne pouvez pas arrêter, le préservatif réduit le risque mais ne l'élimine pas totalement.
- Information des partenaires : informez vos partenaires (notamment réguliers) pour qu'ils se fassent dépister et traiter en même temps, afin d'éviter la réinfection.
- Effets secondaires : certains antibiotiques peuvent réduire l'efficacité de la pilule. Si vous êtes sujet·te aux mycoses, pensez aux probiotiques.
- La trichomonase est très courante et facile à traiter. Elle est souvent négligée car elle n'est pas incluse dans les bilans IST de routine.
Autres IST, parasites et conditions
1. Bacterial Vaginose (BV)
- Description : Déséquilibre de la flore vaginale (surcroissance de bactéries naturelles), qui perturbe le pH. Ce n'est pas une IST (non contagieuse) mais plus fréquente chez les personnes sexuellement actives. Peut réapparaître après traitement.
- Symptômes : 50–75% des personnes sans symptôme. Possibles : pertes blanches/grises aqueuses, odeur forte de poisson, irritation vulvaire, brûlures en urinant.
- Transmission : Non contagieuse. Déclenchée par contact avec des substances alcalines (sperme, lubrifiants, sang, savon), douches vaginales, changements hormonaux (grossesse).
- Prévention : Éviter douches vaginales, savons parfumés, bains moussants. Utiliser préservatifs, lubrifiant à base d'eau, gants pour doigtage. Éviter les sous-vêtements synthétiques/strings. Nettoyer les jouets.
- Traitement : Antibiotiques (oraux, suppositoires, crèmes). L'acide borique n'est pas cliniquement recommandé (risques graves). Pas de traitement systématique si asymptomatique et non enceinte.
2. Balanite, Posthite, Balanoposthite
- Description : Inflammations du gland (balanite), du prépuce (posthite) ou des deux. Peuvent être liées à une IST ou à une infection cutanée non sexuelle. Touchent surtout les personnes non circoncises.
- Symptômes : Rougeur, démangeaisons, gonflement, sensibilité du gland/prépuce.
- Transmission : Non contagieuses en soi, mais peuvent être symptômes d'IST (herpès, chlamydia, gonorrhée, trichomonase) ou d'infections comme le muguet. Aussi causées par une mauvaise hygiène, produits irritants, phimosis.
- Prévention : Nettoyer doucement sous le prépuce à l'eau (savon doux), bien sécher. Se laver les mains avant d'uriner si manipulation de produits irritants.
- Traitement : Selon la cause : antifongiques, antibiotiques, crèmes. Si inflammation uniquement, rapports possibles mais inconfortables.
3. Lymphogranulome vénérien (LGV)
- Description : IST bactérienne (souche rare de chlamydia). Infecte les organes génitaux, l'anus, le rectum, la gorge et les ganglions lymphatiques. Rare en France mais en hausse chez certains groupes.
- Symptômes : Apparaissent entre 3 et 30 jours. Petits ulcères indolores, gonflement des ganglions (aine, rectum), douleurs abdominales. Proctite (inflammation du rectum) avec saignements, douleurs. Possible : fièvre, arthrite.
- Transmission : Sexe anal, oral, vaginal non protégé, surtout si peau lésée. Partage de jouets sexuels.
- Prévention : Préservatifs, digues, gants. Changer de préservatif entre les zones ou partenaires. Nettoyer les jouets.
- Traitement : Curable. Antibiotiques (3 semaines). Draînage des ganglions si nécessaire. Éviter les rapports pendant le traitement. Pas d'immunité.
4. Molluscum Contagiosum (MC)
- Description : Infection cutanée virale bénigne, non IST, mais transmissible par contact sexuel ou non sexuel. Petits boutons perlés avec un creux central.
- Symptômes : Petites lésions (1–5 mm) sur cuisses, organes génitaux, abdomen, cou, etc. Indolores, parfois légèrement irritantes. Peuvent libérer un matériau infectieux si pressées.
- Transmission : Contact peau à peau (sexuel ou non). Auto-contamination par grattage. Objets contaminés (jouets, serviettes, vêtements).
- Prévention : Éviter contact peau à peau avec lésions visibles. Préservatifs/gants/digues offrent une protection limitée (zones non couvertes).
- Traitement : Guérison spontanée (jusqu'à 2 ans). Traitement à l'azote liquide (cosmétique, réduit la durée). Pas d'immunité après guérison.
5. Urétrite non spécifique (NSU / NGU)
- Description : Inflammation de l'urètre non causée par une IST bactérienne identifiée (gonorrhée, chlamydia, mycoplasma). Affecte surtout les personnes avec pénis ; plus difficile à diagnostiquer chez les personnes avec vagin.
- Symptômes : Écoulement blanc/clair, brûlures en urinant, gonflement testiculaire. Possibles : modifications des pertes vaginales, douleurs pendant les rapports.
- Transmission : Sexe non protégé (vaginal, anal, oral). Peut aussi être causée par des irritants (savons, objets insérés, frottements excessifs) – seule la forme sexuellement transmise est contagieuse.
- Prévention : Préservatifs, digues, gants. Utiliser du matériel stérile pour les jeux urétraux (BDSM, médical).
- Traitement : Antibiotiques (cure courte). Éviter les rapports jusqu'à la fin du traitement et disparition des symptômes. Pas d'immunité.
6. Maladie Inflammatoire Pelvienne (PID)
- Description : Complication d'IST non traitées (chlamydia, gonorrhée, mycoplasma). L'infection remonte du vagin vers l'utérus et les trompes. Fréquente mais souvent non diagnostiquée.
- Symptômes : Douleurs pelviennes, douleurs pendant les rapports, pertes anormales, saignements entre les règles, fièvre, fatigue.
- Transmission : Non contagieuse directement. Conséquence d'IST bactériennes transmises sexuellement.
- Prévention : Dépistage régulier des IST, traitement rapide. Préservatifs.
- Traitement : Antibiotiques (2 semaines). Hospitalisation possible si cas sévère. Éviter les rapports pendant 1 semaine après traitement.
7. Phimosis
- Description : Impossibilité de rétracter le prépuce sur le gland. Peut être physiologique (normal chez l'enfant, disparaît à la puberté) ou pathologique (cicatrices après infection, blessure, inflammation).
- Symptômes : Difficulté à uriner, gonflement du prépuce, douleur pendant l'érection ou les rapports, infections urinaires.
- Transmission : Non contagieux. Peut augmenter le risque d'IST.
- Prévention : Bonne hygiène sous le prépuce (eau douce). Utiliser lubrifiant et préservatif pour réduire les déchirures.
- Traitement : Crèmes stéroïdes, étirements manuels quotidiens. Circoncision (partielle ou totale) en dernier recours.
8. Prostatite
- Description : Inflammation de la prostate, souvent bactérienne. Peut être aiguë ou chronique.
- Symptômes : Douleurs pelviennes, difficultés à uriner, douleurs pendant l'éjaculation, fièvre, fatigue.
- Transmission : Peut faire suite à une infection urinaire ou une IST (chlamydia, gonorrhée) non traitée. Non contagieuse en soi.
- Prévention : Dépistage et traitement rapide des IST. Préservatifs.
- Traitement : Antibiotiques (plusieurs semaines). Anti-inflammatoires.
9. Morpions
- Description : Petit parasite (Pthirus pubis) qui vit dans les poils pubiens et parfois les cils, aisselles, etc.
- Symptômes : Démangeaisons intenses, petites taches bleutées (piqûres), présence d'œufs (lentes) accrochés aux poils.
- Transmission : Contact sexuel ou non sexuel (literie, vêtements, serviettes). Très contagieux.
- Prévention : Éviter contact direct avec personne infestée. Ne pas partager literie/vêtements non lavés.
- Traitement : Shampooings ou lotions pédiculicides (disponibles en pharmacie, sans ordonnance). Laver les vêtements et draps à 60°C.
10. Gale
- Description : Infection cutanée par un acarien (Sarcoptes scabiei). IST possible mais aussi non sexuelle.
- Symptômes : Démangeaisons intenses (surtout la nuit), petits sillons et rougeurs (entre les doigts, poignets, aisselles, organes génitaux).
- Transmission : Contact peau à peau prolongé. Très contagieuse.
- Prévention : Éviter contact direct avec personne infectée (et sa literie/vêtements non lavés).
- Traitement : Crème sur tout le corps (perméthrine, ivermectine). Traiter tous les contacts. Laver les textiles à 60°C.
11. Shigellose (Shigella)
- Description : Infection intestinale bactérienne. Très contagieuse, non exclusivement IST mais fréquente lors de pratiques anales.
- Symptômes : Diarrhée aqueuse (parfois sang/mucus), vomissements, nausées, douleurs abdominales, fièvre. Parfois asymptomatique.
- Transmission : contact oral avec des selles contaminées. Les vecteurs peuvent être doigts, objets, préservatifs, jouets, bouche. Rimming, doigtage/fist anal, partage de matériel.
- Prévention : Gants pour jeux anaux, digues pour rimming, se laver les mains. Ne pas partager de cigarettes, ou de verres.
- Traitement : Souvent résolution spontanée (repos, hydratation). Antibiotiques si formes sévères. Pas d'immunité. Attention aux souches multirésistantes.
12. Muguet (Candidose / Thrush)
- Description : Infection fongique (candida). Non IST, mais peut s'aggraver avec les rapports. Touche vagin, pénis, plis cutanés, anus, bouche.
- Symptômes : Démangeaisons, pertes épaisses blanches (aspect fromage blanc), rougeurs, douleurs pendant les rapports. Sur le pénis : rougeur, petits points rouges, substance sous le prépuce.
- Transmission : Candida peut se transmettre lors des rapports (non protégés) sans forcément causer d'infection. Favorisé par : sous-vêtements serrés, savons parfumés, antibiotiques, pilule, diabète, immunité affaiblie.
- Prévention : Sous-vêtements en coton, lessive douce, pas de produits parfumés, séchage délicat. Probiotiques.
- Traitement : Crèmes antifongiques, ovules, comprimés (sans ordonnance). Attention : les crèmes affaiblissent les préservatifs.
13. Eczéma marginé (Tinea)
- Description : Infection fongique (teigne) des zones chaudes et humides (aine, plis, fesses, intérieur des cuisses). Contagieuse.
- Symptômes : Éruption rouge ou grise/marron, squameuse, démangeaisons ou brûlures. Aggravée par la transpiration.
- Transmission : Contact peau à peau avec une personne infectée (ou animal). Partage de vêtements, serviettes, équipements de sport.
- Prévention : Hygiène, sécher la zone, vêtements amples, ne pas partager serviettes/vêtements. Traiter rapidement un pied d'athlète (même champignon).
- Traitement : Crèmes antifongiques (sans ordonnance). Médicaments oraux si résistant. Les crèmes affaiblissent les préservatifs.
14. Infection Urinaire (UTI)
- Description : Infection bactérienne des voies urinaires (vessie, urètre, etc.). Non IST mais peut être liée aux rapports sexuels.
- Symptômes : Brûlures en urinant, envies fréquentes, urines troubles/foncées, douleurs pelviennes.
- Transmission : Les bactéries (souvent E. coli) passent de l'anus ou de la peau vers l'urètre. Friction sexuelle favorise l'infection.
- Prévention : Uriner après les rapports, bien s'hydrater, hygiène (essuyage de l'avant vers l'arrière). Éviter spermicides.
- Traitement : Antibiotiques (consultation nécessaire). Boire beaucoup d'eau.
Les différentes IST
Hépatite B / VHB
- Il existe un vaccin.
- Un traitement existe, mais qui ne guérit pas. Une hépatite B non traitée attaque le foie progressivement et peut mener à la mort.
Hépatite C / VHC
- Pas de vaccin.
- Il y a un traitement très efficace, qui dure 2-3 mois et qui permet de guérir ! Par contre, vous pouvez être réinfecté.e même après avoir été guéri.e donc il faut savoir comment éviter une réinfection.
- Une hépatite C non traitée attaque le foie progressivement et peut mener à la mort.
Papillomavirus / HPV
- Les papillomavirus, ou HPV, sont des virus très contagieux qui se transmettent par contact au niveau des parties sexuelles, avec ou sans pénétration. Le plus souvent : sans symptôme !
- Parfois, des verrues, qui peuvent être traitées.
- Tous les hommes, femmes et personnes non binaires les rencontrent un jour. La plupart l’élimine. Une petite partie des gens le garde sans développer de maladie.
- MAIS pour une minorité de personne infectée : développement de lésions pré-cancéreuses et de cancers, notamment du col de l’utérus, des cancers anaux et de la gorge.
- Un vaccin existe, recommandé pour les adolescentes ET adolescents.
- Ce sont des cancers évitables par le dépistage, et un traitement existe permettant d’en guérir.
Le préservatif
Le préservatif externe
Un préservatif externe est une gaine ultra-mince fabriquée à partir de divers matériaux, qui se déroule sur la verge. Seuls les préservatifs en latex, en polyuréthane et en polyisoprène sont efficaces pour prévenir la transmission des infections sexuellement transmissibles (IST) et des virus transmissibles par le sang (VTS). Les préservatifs en membrane animale (agneau) n’ont pas prouvé leur efficacité contre la transmission du VIH. Les préservatifs empêchent l’échange de fluides corporels pendant les rapports sexuels. Cependant, il est toujours possible de contracter certaines infections, même avec un préservatif, car il ne couvre que la verge. Le pénis et l’intérieur du vagin ou de l’anus sont protégés par le préservatif, mais les zones environnantes ne le sont pas (un chancre de syphilis peut par exemple se trouver sur la cuisse d'où l'importance de bien observer la personne).
Vous pouvez appliquer du lubrifiant à base d’eau et/ou de silicone sur vous-même avant la rencontre avec un client. Les préservatifs en latex peuvent avoir un effet desséchant, il est donc important d’utiliser toujours du lubrifiant. Si vous débutez dans le travail du sexe, appliquez-en plus que ce que vous pensez nécessaire. Si l’acte sexuel dure longtemps, réappliquez du lubrifiant et/ou mettez un nouveau préservatif pour minimiser les risques de rupture. Il est bon de rester attentif(ve) au préservatif pendant tout l’acte, au cas où il glisserait ou serait enlevé. Vérifier discrètement le préservatif fréquemment aide à éviter cela.
Retrait du préservatif :
- Faites-le immédiatement après l’éjaculation.
- Maintenez la base du préservatif pendant le retrait du pénis : si vous attendez qu’il devienne mou, le préservatif peut glisser ou du sperme peut se renverser.
- Faites un nœud à l’extrémité du préservatif.
- Enroulez-le dans du papier mouchoir et jetez-le à la poubelle.
- Ne réutilisez jamais un préservatif.
Conseils pratiques
- Comparez les produits pour trouver des préservatifs adaptés à vous et/ou aux besoins de vos clients. Si possible, ayez sur vous une variété de tailles et de marques.
- Utilisez uniquement des lubrifiants à base d’eau ou de silicone et des lotions de massage avec les préservatifs en latex et polyisoprène, car les produits à base d’huile (Vaseline, huile pour bébé, lotions corporelles) peuvent faire craquer le préservatif. Vous ne pouvez utiliser des lubrifiants à base d’huile qu’avec des préservatifs en polyuréthane.
- Vérifiez la date de péremption sur l’emballage.
- Essayez d’utiliser vos propres préservatifs et lubrifiants, car vous connaissez leurs conditions de stockage.
- Conservez les préservatifs dans un endroit frais et sûr, à l’abri des objets pointus (pas en vrac dans votre sac avec une lime à ongles).
- N’utilisez jamais deux préservatifs l’un sur l’autre. Cela peut sembler plus sûr, mais ce n’est pas le cas. Les préservatifs frotteront l’un contre l’autre et se briseront ou glisseront plus facilement. Un seul préservatif est ce qu’il y a de plus sûr et c’est tout ce qu’il vous faut.
- Utilisez un nouveau préservatif chaque fois que vous passez d’une pénétration vaginale à une pénétration anale.
- Il peut être nécessaire d’utiliser un nouveau préservatif entre les rapports oraux, anaux et vaginaux, car certaines IST peuvent se transmettre entre différentes parties du corps (par exemple, transmettre la chlamydia de la gorge aux organes génitaux).
- Utilisez un nouveau préservatif pour chaque personne lors d’un rapport en couple, à trois ou en groupe.
- Jetez les préservatifs usagés à la poubelle, puis lavez-vous les mains. Ne les jetez pas dans les toilettes.
- Utilisez des préservatifs sur les jouets sexuels s’ils ne sont pas à vous, ou si vous les utilisez sur des clients ou d’autres travailleur·euse·s du sexe.
Le préservatif interne
Le préservatif interne est une gaine souple, fine et pré-lubrifiée, conçue pour être insérée dans le vagin ou l'anus avant un rapport sexuel. Il n'est plus appelé préservatif féminin puisqu'il peut être utilisé par les hommes, notamment lors de rapport anal. Contrairement au préservatif externe qui se déroule sur le pénis, celui-ci se place à l'intérieur du corps.
Vous pouvez l'acheter en pharmacie ou vous le procurer gratuitement auprès d’associations de lutte contre le sida, dont AIDES, dans certains CEGIDD (Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic) et dans les antennes du Planning familial.
Il se compose de deux anneaux flexibles aux extrémités :
- L'anneau interne (à l'extrémité fermée) : il facilite l'insertion et maintient le préservatif en place à l'intérieur, juste derrière l'os pubien.
- L'anneau externe (à l'extrémité ouverte) : il reste à l'extérieur du corps, couvrant la vulve ou l'ouverture anale.
Lorsqu'il est correctement positionné, le préservatif tapisse l'intérieur du vagin ou de l'anus et empêche le contact direct entre les muqueuses internes et les fluides corporels du partenaire.
Comment l'utiliser ?
- Frotter le préservatif pour bien répartir le lubrifiant.
- En cas de rapport vaginal, pliez l'anneau qui se trouve au fond du préservatif en forme de 8, et insérez-le délicatement dans le vagin. L'anneau prendra place à l'intérieur, assurant que le préservatif reste bien en place.
- En cas de rapport anal, enlevez l'anneau qui se trouve au fond du préservatif : vous n'en aurez pas besoin. Insérez le préservatif à l'intérieur de l'anus.
- Introduire le préservatif aussi loin que possible.
- Pousser vers le haut en faisant attention de ne pas tordre le préservatif.
- Attention : assurez-vous de ne pas insérer la totalité du préservatif ; il doit recouvrir les lèvres du vagin, ou la partie extérieure de l'anus.
- Au moment de la pénétration, guider le pénis ou de l'objet à l’intérieur, et assurez-vous de maintenir le préservatif lors de l'insertion du pénis ou de l'objet, pour qu'il n'entre pas entièrement à l'intérieur.
- Si le préservatif bouge ou colle au pénis, arrêtez-vous et ajoutez du lubrifiant à l'intérieur de la pochette ou sur le pénis.
Conseils pratiques :
- Utilisation simultanée : N'utilisez jamais un préservatif interne en même temps qu'un préservatif externe (masculin). Les deux peuvent frotter l'un contre l'autre et se déchirer.
- Lubrifiants : Utilisez des lubrifiants à base d'eau ou de silicone. Évitez les lubrifiants à base d'huile (Vaseline, huile pour bébé) qui peuvent détériorer le matériau.
- Préparation : Vous pouvez insérer le préservatif interne en avance (jusqu'à 8 heures avant un rapport sexuel, il doit cependant être changé à chaque fois).
- Vérification : Pendant l'acte, vérifiez discrètement que le pénis pénètre bien à l'intérieur du préservatif et que l'anneau externe n'est pas poussé à l'intérieur .
- Problèmes courants : Si le préservatif glisse, sort ou si l'anneau externe est poussé à l'intérieur, arrêtez-vous, retirez-le et mettez-en un nouveau. Ajouter plus de lubrifiant peut aider à prévenir ces problèmes .
- Zones environnantes : Le préservatif interne protège les zones qu'il couvre. Cependant, comme pour le préservatif externe, il n'offre pas une protection absolue contre les infections qui se transmettent par contact cutané (comme l'herpès ou le HPV), car certaines zones peuvent rester exposées .
- Changement de type de rapport : Utilisez un nouveau préservatif interne si vous changez de type de pénétration (par exemple, passer du vaginal à l'anal) .
- Stockage : Conservez les préservatifs dans un endroit frais et sec, à l'abri des objets pointus et de la chaleur excessive.
Schéma du positionnement du préservatif interne (ANSM) :
Que faire en cas de problème
Si le préservatif se déchire, glisse ou si le pénis pénètre à côté :
- Les deux partenaires doivent uriner et laver leurs parties génitales avec de l'eau et du savon immédiatement.
- Si vous craignez une grossesse, envisagez une contraception d'urgence (pilule du lendemain).
- Si vous êtes préoccupé(e) par un risque d'IST (y compris le VIH), consultez un professionnel de santé pour savoir si un traitement post-exposition (PEP) ou un dépistage est nécessaire.
Vous voulez plus d'informations ? Vous pouvez consulter :
Le site de l'ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé)
Le site de AIDES
Le site du Planning Familial
Le dépistage
Le prélèvement sanguin
C'est le test de référence pour savoir si on a le VIH :
- Il est réalisé en laboratoire ou en centre de santé
- Il détecte le virus ou les anticorps dans le sang
- Ses résultats très fiable à partir de 6 semaines après un risque
- Il permet un diagnostic précis et un suivi médical en présentiel
Le test rapide ou TROD
Il est facile à faire (CeGIDD, associations, actions de terrain), avec un résultat en quelques minutes seulement :
- Se fait avec une goutte de sang au bout du doigt
- Résultat en 15 à 30 minutes
Depuis sa mise en place, il à permis d’élargir l’accès au dépistage. Attention, il n'est complètement fiable qu'environ 3 mois après un risque.
Pour ailler plus loin, le site d'AIDES.
Le traitement post-exposition ou TPE
Le traitement post-exposition ou TPE
Il s'agit d'un traitement d’urgence après un risque de VIH.
- À prendre le plus vite possible après un rapport à risque : idéalement dans les 4 heures, au plus tard dans les 48 heures
- Il se compose de plusieurs médicaments actifs contre le VIH à prendre chaque jour
- Le traitement dure environ 30 jours
Il permet de réduire fortement le risque de contamination.
Pour aller plus loin:
Sida Info Service: 0 800 840 800 https://www.sida-info-service.org/dossier-tpe-pep/
AIDES: https://www.aides.org/les-outils-de-prevention
Le traitement comme prévention (TasP)
Le traitement comme prévention (TasP)
Une personne vivant avec le VIH ne transmet pas le virus si son traitement est efficace.
- Le traitement antirétroviral bloque la multiplication du virus
- La quantité de virus devient indétectable
Résultat : le VIH ne peut plus être transmis lors des relations sexuelles.
Pour plus d'infos sur le TasP:
Sida Info Service: 0 800 840 800 ou https://www.sida-info-service.org/dossier-tout-savoir-sur-le-tasp/
AIDES: https://www.aides.org/prep
Que faire en cas d'agression?
Vous trouverez dans cette partie les réflexes à avoir pour se protéger après avoir vécu une situation d'agression:
-
Consultez un médecin pour vous faire soigner et demandez-lui de vous remettre un certificat médical
-
Conservez des preuves et notez le maximum d’éléments qui pourraient permettre d’identifier l’agresseur
-
Demandez un arrêt de travail et un certificat médical indiquant le nombre de jours d’ITT
N’hésitez pas à contacter des ami.e.s ou une association pour obtenir du soutien. En tant que victime, vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, être assisté.e par un avocat et demander des indemnités.
- Les 7 réflexes à avoir après une agression
- En cas de pénétration sans préservatif
Les 7 réflexes à avoir après une agression
1/ METTEZ-VOUS EN SECURITE
N’hésitez pas à contacter des ami.e.s et/ ou une association pour obtenir du soutien et des informations sur vos droits et/ou un accompagnement au niveau médical, psychologique ou judiciaire.
Consultez la carte pour trouver une association proche de vous.
2/ CONSULTEZ UN MEDECIN (vous pouvez aller directement aux urgences)
-
Pour qu’il vous soigne et demandez-lui de vous remettre un certificat médical qui décrit votre état. Cet examen permettra également de collecter des éléments de preuve en vue d’une éventuelle enquête judiciaire.
-
Si vous avez été victime d’une agression sexuelle sans préservatif, vous pouvez bénéficier d’une contraception d’urgence (pilule du lendemain) et d’un traitement contre l’infection au VIH (traitement post-exposition ou TPE)
Si vous ne parlez pas français, vous pouvez utiliser ce questionnaire pour communiquer facilement avec le personnel médical. Consultez la carte pour trouver le service d’urgence le plus proche.
3/ CONSERVEZ LES PREUVES DE L'AGRESSION
-
Dans la mesure du possible ne vous lavez pas avant d’avoir fait pratiquer un examen médical
-
Conservez dans un sac en papier à l’abri de l’humidité, tous les vêtements, linges, bijoux et accessoires que vous portiez au moment des faits. Ils pourront servir d’éléments de preuve ou à identifier l’agresseur.
-
Si vous ne souhaitez pas voir un médecin, prenez des photos de vous avec les traces de l’agression sur lesquelles on peut voir votre visage.
4/ DEMANDEZ UN ARRET DE TRAVAIL ET UN CERTIFICAT MEDICAL INDIQUANT LE NOMBRE D'ITT
-
L’Incapacité totale de travail (ITT) est la période pendant laquelle il n’est pas possible de vivre normalement par l’incapacité d’effectuer les gestes de la vie courante (manger, s’habiller, se laver, se coiffer, conduire une voiture, faire ses courses etc.).
5/ DEMANDEZ ET PRENEZ LES COORDONNEES DES PERSONNES TEMOINS
6/ NOTEZ LE MAXIMUM DE DETAILS qui permettront d’identifier l’agresseur
-
Quand ? Où ? Qui ?
-
Description physique de l’agresseur avec le plus de détails possible, notamment cicatrices, tatouages, s’il y a une voiture : immatriculation, couleur, modèle etc.
7/ DEPOSEZ UN SIGNALEMENT SUR NOTRE SITE
En tant que victime, vous pouvez bénéficier d’un soutien psychologique, être assisté.e par un avocat et demander des indemnités.
Vous pouvez agir et décider de saisir la justice même si l’agression est ancienne jusqu’à écoulement du délais de prescription.
Les délais de prescriptions sont de 20 ans pour un crime, 6 ans pour un délit et 1 an pour une contravention. Ces délais sont susceptibles d’être allongés pour certains crimes ou délits graves et/ou si vous étiez mineur.e au moment des faits.
Pour plus d’information, consultez la rubrique Connaitre ses droits
En cas de pénétration sans préservatif
Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a moins de 48h
Vous pouvez demander à obtenir un Traitement Post-Exposition pour réduire les risques de transmission du virus du SIDA (jusqu’à 48h après l’agression).
Vous pouvez encore vous protéger contre les risques de grossesse non désirée en demandant à obtenir une contraception d’urgence (pilule du lendemain), en pharmacie sans ordonnance ou à l’hôpital. La pilule du lendemain coûte entre 5 et 10 euros. Elle est gratuite pour les mineur.e.s et remboursable à 65% par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance.
Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a plus de 48h mais moins de 5 jours
Vous pouvez encore vous protéger contre les risques de grossesse non désirée en demandant à obtenir une contraception d’urgence (pilule du lendemain ou du surlendemain), en pharmacie sans ordonnance ou à l’hôpital.
La pilule du lendemain (efficace jusqu’à 3 jours après le rapport) coute entre 5 et 10 euros. La pilule du surlendemain (efficace jusqu’à 5 jours) coute une vingtaine d’euros. Les deux pilules sont gratuites pour les mineur.e.s et remboursables à 65% par la sécurité sociale si vous avez une ordonnance.
Il est trop tard pour bénéficier d'un Traitement Post-Exposition (TPE) pour limiter les risques de transmission du virus du SIDA, il est cependant recommandé de faire un test de dépistage 6 semaines après le rapport.
Il y a eu une pénétration sans préservatif il y a plus de 5 jours
Il est trop tard pour bénéficier d'un Traitement Post-Exposition (TPE) pour limiter les risques de transmission du virus du SIDA, il est cependant recommandé de faire un test de dépistage 6 semaines après le rapport.
Il est trop tard pour obtenir une contraception d’urgence. . Il est cependant recommandé de faire un test de grossesse à partir du premier jour de retard des règles. Si vous êtes enceinte, vous pouvez avorter jusqu’à 12 semaines de grossesses (soit 14 semaines après les dernières règles).
Pour plus d’informations, consultez la rubrique Se soigner
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"Violences": qu'est ce que ca veut dire?
Retrouvez dans cette partie les définitions juridiques des actes de violences : viol, agression sexuelle, harcèlement, menace, chantage...
- Violences sexuelles
- Viol
- Agression sexuelle
- Violences physiques et morales
- Harcèlement
- Menace et Chantage
- Proxénétisme VS Traite des êtres humains
Violences sexuelles
Les violences sexuelles sont des actes de nature sexuelle qui sont effectués sans votre consentement.
Il est considéré que vous n’étiez pas consentant.e si :
-
Vous avez émis un refus clair et explicite et/ou vous êtes défendu.e mais l'agresseur a exercé sur vous une contrainte physique (par exemple des violences comme des coups, ou vous avez été maintenue de force) ;
-
Vous n’avez pas émis un refus clair et explicite et/ou ne vous êtes pas défendu.e car vous faisiez l'objet d'une contrainte morale ou une pression psychologique (par exemple des menaces, se faire passer pour la police, etc.) ;
-
Vous n’étiez pas en état de pouvoir donner une réponse claire (par exemple, sous l'emprise de stupéfiants ou de l'alcool, vous étiez vulnérable en raison de votre état de santé ou vous avez perdu conscience).
Viol
Le viol est un acte de pénétration sexuelle commis avec violence, contrainte, menace ou surprise, c’est-à-dire sans votre consentement.
Tout acte de pénétration sexuelle est visé : vaginale, anale ou buccale (fellation/ cunnilingus), commis sur la victime ou sur l’auteur notamment par le sexe de l'auteur.e. Il peut aussi s'agir de pénétrations avec le doigt ou au moyen d'un objet.
Il n'est pas nécessaire qu'il y ait des violences physiques, ou que vous vous soyez débattus physiquement pour qu’il y ait viol. Le viol sera caractérisé dès lors que vous n'avez pas donné votre consentement explicite pour un rapport sexuel.
La tentative de viol est punie des mêmes peines que le viol. Il y a tentative de viol si l'auteur.e a essayé de vous violer, mais n'y est pas parvenu à cause d'un élément indépendant de sa volonté (exemple : vous vous êtes défendu ou des tiers sont intervenus).
S'il n'y a pas eu pénétration, il s'agit d'un délit d’agression sexuelle.
Vous pouvez porter plainte pour viol jusqu’à 20 ans après les faits. Ce délais est susceptible d’être allongé jusqu’à 30 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits.
Agression sexuelle
L'agression sexuelle est toute atteinte sexuelle autre que le viol (sans pénétration) commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. Pour qu'il y ait agression sexuelle, un contact physique est nécessaire entre l'auteur.e et vous (par exemple, des attouchements, une « main aux fesses », des baisers forcés...).
La tentative d'agression sexuelle est punie des mêmes peines. Il y a tentative d'agression si l'auteur.e a essayé de vous agresser mais n'y est pas parvenu à cause d'un élément indépendant de sa volonté (exemple : vous vous êtes défendu.e ou des tiers sont intervenus).
Vous pouvez porter plainte pour agression sexuelle jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé jusqu’à 20 ans à partir de votre majorité si vous étiez mineur.e au moment des faits.
Violences physiques et morales
Le terme « violences » désigne l'ensemble des actes portant atteinte à l'intégrité physique ou psychique des personnes. Ces violences peuvent tout aussi bien être corporelles que morales.
Une violence physique désigne l’acte par lequel une personne porte atteinte à l’intégrité physique d’une autre personne. La violence physique suppose le contact physique entre l’agresseur et vous, un acte d’agression à votre encontre. Il n’est pas nécessaire que vous soyez blessé.e. Il peut s’agir par exemple : de pincements, gifles, coups de poing ou de pied, étranglement, morsures, brûlures, bras tordus, agression avec une arme...
Les violences peuvent également être morales, elles sont utilisées par l’agresseur pour vous intimider, vous déstabiliser, inspirer la peur. Il peut s’agir d’attitudes ou de propos humiliants, dénigrants, méprisants, d’insultes etc.
Violences physiques et morales peuvent avoir lieu en même temps mais également séparément.
Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans après les faits.
Harcèlement
Il se manifeste par des agissements malveillants répétés. Le fait de harceler quelqu’un par des propos ou comportements répétés entraînant une dégradation des conditions de travail, susceptibles de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’affecter sa santé physique ou mentale est puni par la loi.
Ce harcèlement peut avoir lieu aussi bien chez vous que sur la voie publique, notamment dans la rue (par exemple si quelqu’un vous suit ou vous surveille de façon insistante et répétée), et même sur internet ou encore par téléphone (par exemple des appels téléphoniques multiples et agressifs, ou plusieurs messages inappropriés).
Si vous êtes victime de harcèlement, vous pouvez en parler à la police ou à la gendarmerie, porter plainte, ou déposer une main courante*, qui pourra servir de preuve plus tard si vous décidez d’engager une procédure.
Dans tous les cas, afin de caractériser le harcèlement, il faudra prouver que ces agissements malveillants sont répétés. Pensez donc à conserver toutes les preuves que vous pourriez avoir (ex : SMS, appel, enregistrements, captures d’écrans sur les réseaux sociaux etc.)
Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans à partir du dernier acte de harcèlement. L’ensemble des actes commis précédemment, même s’ils datent de plus de 6 ans pourront être pris en compte par la justice.
Menace et Chantage
Menace :
Une menace désigne le fait d’exprimer le projet de nuire à quelqu’un. Il s’agit d’un acte d’intimidation visant à susciter de la crainte chez la personne visée. Par exemple, une menace de mort, une menace de commettre un crime (ex : un viol), ou un délit (ex : violences)
Cette menace est punie par la loi, même si la personne qui vous a menacé n’est pas passée à l’acte, lorsque cette menace est soit réitérée, soit qu’elle prend la forme d’un écrit (ex : texto), d’une image ou tout autre objet.
Une menace de commettre un crime ou un délit contre une personne peut également renfermer un ordre de remplir une condition (exemple : « Si tu ne fais pas ce que je t’ordonne, je te tue / je te frappe »).
Le fait de vous menacer dans le but de vous empêcher de porter plainte est également interdit par la loi. Vous pouvez également déposer une main courante* si vous ne souhaitez pas porter plainte immédiatement.
Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans après les faits.
* Contrairement à une plainte, l’auteur.e des faits ne sera pas informé de votre démarche. Cela permettra de vous protéger et également de constituer un début de preuve utile si jamais les faits se répètent et que vous souhaitez plus tard engager des poursuites judiciaires.
Chantage :
Le chantage est le fait d'obtenir, en menaçant de révéler ou d'attribuer des faits de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération, soit une signature, un engagement ou une renonciation, soit la révélation d'un secret, soit la remise de fonds, de valeurs ou d'un bien quelconque. Le chantage est une infraction qui est punie par la loi.
Cela signifie que le délit de chantage consiste à obtenir quelque chose de quelqu’un en recourant à des menaces ou à toute autre forme de pression. Cela peut par exemple être le cas si quelqu’un vous menace de révéler un secret ou dire certaines choses sur vous pour vous forcer à lui remettre de l’argent ou un bien qui vous appartient.
Vous pouvez porter plainte jusqu’à 6 ans à partir du dernier acte de harcèlement. L’ensemble des actes commis précédemment, même s’ils datent de plus de 6 ans pourront être pris en compte par la justice.
Proxénétisme VS Traite des êtres humains
Proxénétisme :
Vous pouvez porter plainte lorsque :
-
Quelqu’un vous prend vos revenus
-
Quelqu’un exerce une pression quelconque sur vous pour que vous vous prostituiez
Attention, vous pouvez également être poursuivi.e si :
-
Vous aidez la prostitution de quelqu’un (par exemple en mettant un appartement à disposition, même sans contrepartie financière ou en accompagnant unE travailleurSE du sexe sur son lieu de travail en voiture)
-
Vous partagez les revenus de quelqu’un se prostituant.
Être reconnu.e comme victime de proxénétisme peut vous permettre, à certaines conditions, d’obtenir un titre de séjour temporaire. Au moment du dépôt de plainte, les services de police doivent vous proposer un délai de réflexion de 30 jours pendant lequel vous pouvez décider d’accepter ou non de collaborer pour dénoncer les auteurs. Durant ce temps, vous ne pouvez pas être renvoyé de France.
Si vous n’avez pas de titre de séjour évitez d’aller déposer plainte seul.e, en particulier si vous n’êtes pas prêt.e à dénoncer les auteurs.
Vous pouvez porter plainte pour proxénétisme jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé à 10 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits
Traite des êtres humains :
Si une personne vous a recrutéE, transportéE ou hébergéE ET menacéE, a fait usage de contrainte ou vous a menti sur l’activité que vous alliez exercer pour permettre votre exploitation, vous pouvez porter plainte pour traite des êtres humains.
Vous pouvez être reconnuE victime d’exploitation si vous vous prostituez de manière forcée.
Être reconnu.e comme victime de traite peut vous permettre, à certaines conditions, d’obtenir un titre de séjour temporaire. Au moment du dépôt de plainte, les services de police doivent vous proposer un délai de réflexion de 30 jours pendant lequel vous pouvez décider d’accepter ou non de collaborer pour dénoncer les auteurs. Durant ce temps, vous ne pouvez pas être renvoyé de France.
Si vous n’avez pas de titre de séjour évitez d’aller déposer plainte seul.e, en particulier si vous n’êtes pas prêt.e à dénoncer les auteurs.
Vous pouvez porter plainte pour proxénétisme jusqu’à 6 ans après les faits. Ce délai peut être allongé à 10 ans à partir de vos 18 ans si vous étiez mineur.e au moment des faits.
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Que faire face à la police?
Quels sont vos droits face à la police ?
En cas de contrôle d'identité, interpellation, garde à vue, rétention administrative... comment réagir?
Connaitre vos droits, vous permet de mieux vous défendre face à des pratiques policières illégales.
- En cas de contrôle d'identité, que faire ?
- En garde à vue, quels sont mes droits?
- Qu'est-ce que la rétention administrative ?
- Face au juge, que faire ?
En cas de contrôle d'identité, que faire ?
La police peut effectuer un contrôle si :
- Vous semblez avoir commis une infraction (par exemple proxénétisme, exhibition sexuelle) ;
- Vous semblez vous préparer à commettre un crime ou un délit (étant entendu que le simple fait de vous trouver avec un client ne peut justifier un contrôle, y compris si celui-ci doit payer une amende) ;
- Vous pouvez fournir des renseignements dans une enquête sur un crime ou un délit ;
- Vous êtes recherchéE ;
- Si elle souhaite vérifier la régularité de votre séjour en France et si des éléments extérieurs à vous laissent penser que vous êtes étrangerEs. Par exemple, le fait de lire un journal ou un livre en langue étrangère, de circuler dans une voiture immatriculée à l’étranger etc. En revanche, les policiers ne peuvent pas justifier le contrôle par votre couleur de peau, votre tenue vestimentaire ou la langue que vous parlez;
- Le procureur a donné l’autorisation de contrôler toutes les personnes dans un lieu et un temps donnés ;
- Vous vous trouvez dans une zone permettant un contrôle d’identité : aéroports ou gares internationaux et leurs alentours
Lorsque le contrôle n’est pas possible : soit parce que vous n’avez pas de papier sur vous, soit parce que vous refusez de décliner votre identité, vous pouvez faire l’objet d’une vérification d’identité ou d’une vérification de la régularité de votre séjour sur le sol français, et être transportéE au poste de police.
Si vous faites l’objet d’une vérification de votre identité : vous pourrez être retenuE pendant une durée maximale de 4 heures.
Si vous faites l’objet d’une vérification de la régularité de votre séjour sur le sol français : vous pourrez être retenuE pendant une durée maximale de 24 heures.
A retenir : un contrôle d'identité n'est en principe pas une fouille. Si vous n'êtes pas en mesure de prouver votre identité, seule une palpation pourra être effectuée. Si vous déclinez votre identité tout de suite et/ou que vous vous trouvez en situation régulière sur le sol français, vous ne devez pas être fouilléE.
Par ailleurs, si vous refusez ou ne pouvez pas présenter un document d’identité, vos empreintes ou des photographies pourront être réalisées au poste. Vous pourrez signaler et contester leur utilisation dans le cadre d’une autre procédure.
Vos droits :
- Le droit de contacter la personne de votre choix ;
- Le droit de refuser de signer le procès-verbal ;
- Le droit de ne subir aucun mauvais traitement (insultes, coups, etc.).
/ ! \ Attention : le proxénétisme est défini très largement en droit français. Le seul fait d’aider ou d’assister la prostitution d’autrui est du proxénétisme, même si vous n’en tirez aucun gain. Ainsi, si vous partagez votre appartement avec unE collègue, vous pouvez être poursuiviE pour proxénétisme.
L’exhibition sexuelle imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’1 an de prison et 15 000 euros d'amende). Toutefois, il n'est pas interdit d'accomplir un acte sexuel dans un véhicule garé dans un parking, portes fermées, sans être visible de l'extérieur (à moins de venir tout spécialement regarder à l'intérieur).
NOS CONSEILS
- RESTEZ CALME ET POLIE, afin d'éviter d'être accuséE d'outrage, de rébellion ou de violence contre un agent de police.
- NE SIGNEZ PAS LE PROCÈS VERBAL si vous n'êtes pas d'accord avec son contenu ou si vous ne le comprenez pas. Au minimum, ajoutez un commentaire avant de le signer, pour signaler les raisons de votre désaccord ou l'absence d'interprète.
- SOYEZ ATTENTIVE À CHAQUE DÉTAIL, car la moindre irrégularité de procédure, la moindre violation de vos droits, peut vous éviter d'être condamnéE ou éloignéE du territoire.
- RAPPELEZ À VOS CLIENTeS que la loi punit sévèrement le policier qui exerce des pressions pour obtenir un faux témoignage (article 434-15 du code pénal : 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende).
- Si vous êtes étrangerE et en situation irrégulière, CONTESTEZ systématiquement les mesures décidant de votre éloignement ou prolongeant votre rétention. Une association présente en centre de rétention peut vous y aider (gratuitement).
- CONTACTEZ-NOUS en cas d'arrestation ou de détention non justifiées ou en cas de violences policières.
En garde à vue, quels sont mes droits?
En cas de soupçon d’un crime ou d’un délit, vous pouvez être placéE en garde à vue pour une durée initiale de 24 heures. Cette durée pourra être renouvelée. Si vous avez fait l’objet d’une retenue, la durée de cette dernière devra être prise en compte dans le calcul du temps de la garde à vue.
Dès le placement en GAV, les Officiers de Polices Judiciaires ont l'obligation de vous informer de vos droits dans une langue que vous comprenez, à savoir :
- Le droit d'être informéE IMMÉDIATEMENT de vos droits, dans une langue que vous comprenez ;
- Le droit de connaître les raisons de votre arrestation ;
- Le droit de faire prévenir un proche ;
- Le droit à l'assistance (gratuite) d'un interprète (qui doit traduire fidèlement vos paroles, sous peine de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende) ;
- Le droit d’être assistéE par un avocat (y compris gratuitement), commis d’office ou de votre choix, de vous entretenir confidentiellement pendant 30 minutes avec ce dernier avant l’interrogatoire et toutes les 24 heures, et d’être auditionnéE en sa présence ;
- Le droit de ne pas répondre aux questions (sauf celles concernant votre identité) ;
- Le droit de récupérer les objets nécessaires au respect de votre dignité avant d'être auditionnéE (lunettes, vêtements, etc.) ;
- Le droit de refuser de signer le procès-verbal. Avant de signer le procès-verbal, assurez-vous d’avoir compris et vérifié que son contenu correspond à vos déclarations. Vous pouvez prendre le temps de le faire relire dans votre langue par l’interprète. Une fois que vous aurez signé le procès-verbal, il ne pourra plus être modifié ;
- Le droit de ne subir aucun mauvais traitement (insultes, coups, humiliations, etc.) ;
- Le droit d'être examinéE (gratuitement) par un médecin.
Si une palpation est effectuée, elle doit être réalisée par une personne du même sexe que vous et vous ne devez pas être invitéE à vous déshabiller. Si vous êtes invitéE à vous déshabiller, refusez et prévenez votre avocat à son arrivée.
La police n’a en principe pas le droit de vous menotter si vous n’êtes pas dangeureux.se pour les autres ou pour vous-même et si vous n’êtes pas susceptible de fuir.
Qu'est-ce que la rétention administrative ?
Si vous êtes étranger et en situation irrégulière, les autorités françaises peuvent décider de vous éloigner du territoire français. Vous ferez alors l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Dans ce cas, vous pourrez être placéE dans un centre de rétention pendant 90 jours maximum (le temps d'organiser votre éloignement).
Le 2e jour et le 30e jour de votre rétention, vous passez devant le juge des libertés et de la détention. Il doit vous libérer si vous montrez que la procédure est irrégulière ou qu'un de vos droits n'a pas été respecté. De manière exceptionnelle, la rétention peut être prolongée pour encore 30 jours. Dans ce cas, vous passerez devant le juge des libertés et de la détention les 60e et 75e jours de votre rétention.
Vos droits :
- Le droit d'être informéE de vos droits, dans les meilleurs délais et dans une langue que vous comprenez ;
- Le droit de communiquer avec toute personne ;
- Le droit de demander l'assistance (gratuite) d'un interprète ;
- Le droit de demander l'assistance (gratuite) d'un avocat ;
- Le droit de demander à être examiné gratuitement par un médecin ;
- Le droit de demander l'asile durant les 5 premiers jours ;
- Le droit de contester la mesure d'éloignement (dans les 48 heures qui suivent sa notification) ;
- Le droit de contester le prolongement de votre rétention ;
- Le droit de ne subir aucun mauvais traitement.
/ ! \Attention : si votre éloignement s'avère impossible en pratique, vous serez libéréE du centre de rétention, mais votre situation administrative restera irrégulière. Vous pouvez vous rapprocher d’une association pour mettre à plat votre situation administrative et discuter des possibles solutions.
Face au juge, que faire ?
Au Palais de justice, vous serez présentéE au procureur et/ou au juge :
Le procureur peut se contenter de vous rappeler la loi, décider de classer l’affaire sans suite, ou de vous imposer une mesure alternative (composition pénale / comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Enfin, il peut aussi solliciter une audience devant le juge. Dans le cas où l’affaire serait classée sans suite, vous serez libre et toutes les poursuites seront abandonnées.
Le juge est seul à pouvoir vous condamner à une peine de prison et/ou d'amende. Si une audience est prévue, vous serez traduit devant le juge dans une salle d’audience. Le juge peut aussi prendre la tête de l’enquête et vous pourrez être soumis.e à certaines obligations ou placéE en détention provisoire dans l’attente d’une audience ;
Dans le cas où votre affaire serait en état d’être jugée (toutes les preuves recueillies et les faits reconnus), vous pourrez être directement présentéE au tribunal pour une comparution immédiate :
Vous serez « déféréE » c’est-à-dire présentéE au Procureur, Il évaluera si votre garde à vue a été correctement effectuéE avant de vous rappeler ce qui vous est reproché. Il vous proposera un avocat si vous n’en avez pas.
Vous serez directement présentéE au tribunal quelques minutes ou heures plus tard. Le juge vous demandera si vous êtes d’accord pour être jugéE tout de suite : « consentez-vous à être jugéE maintenant ou souhaitez-vous un délai pour préparer votre défense ? ». Vous pourrez alors demander d’être jugéE à une autre date si vous ne souhaitez pas l’être tout de suite. Vous pourrez alors être placéE en détention jusqu’à la nouvelle date de jugement.
Si vous êtes condamnéE à une peine de prison avec « mandat de dépôt », vous pourrez être transportéE directement en prison.
« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »
Porter plainte
Comment porter plainte? Auprès de quelle institution?
Vous avez le droit de porter plainte dans n’importe quel commissariat, même si vous n’avez pas de titre de séjour. La police doit vous fournir un interprète si vous ne parlez pas français.
Une procédure judicaire peut être longue et difficile, il est conseillé de vous faire accompagner par une association
- Porter plainte : l'essentiel à retenir
- Au commissariat
- Porter plainte auprès du Procureur
- Après la plainte?
Porter plainte : l'essentiel à retenir
-
Vous avez le droit de porter plainte même si vous n’avez pas de titre de séjour. Toutefois, si vous n’en avez pas, évitez d’y aller seul.e, faites-vous accompagner par une association.
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Au moment du dépôt de plainte, vous pouvez demander à ce que votre nom et votre adresse soit gardés secrets. Cela permettra d’éviter que l’agresseur puisse en avoir connaissance.
-
Vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat et pas seulement dans celui à proximité des faits.
-
Si vous ne souhaitez pas porter plainte auprès de la police, vous pouvez porter plainte par courrier auprès du procureur de la République (une association peut vous y aider)
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Donnez une adresse où vous pouvez recevoir du courrier. Si vous ne souhaitez pas donner votre adresse, vous pouvez donner celle d’une personne de votre choix ou demander à l’association qui vous accompagne si vous pouvez fournir son adresse.
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Dans la pratique, il peut malheureusement parfois être difficile de faire valoir vos droits fasse aux forces de l’ordre. C’est pourquoi, il est toujours préférable de vous faire accompagner par une association.
Au commissariat
Porter plainte auprès de la gendarmerie ou commissariat
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Vous pouvez vous y rendre directement ou faire une pré-plainte en ligne.
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La police doit vous fournir un interprète si vous ne parlez pas français. Cependant, il pourra être nécessaire de revenir une deuxième fois sur rendez-vous, le temps de le convoquer.
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Vous pouvez demander à la police de vous délivrer une réquisition pour un examen aux unités médico-judiciaires (UMJ) pour établir un certificat médical constatant votre état physique et/ou psychologique qui servira de preuve pour la suite de la procédure. Si la police vous demande si vous souhaitez voir un médecin c’est pour savoir si vous souhaitez vous rendre aux UMJ, ainsi vous devez répondre oui pour pouvoir y accéder.
-
Avant de signer le procès-verbal, prenez le temps de le relire attentivement afin de vérifier que le document décrit bien l’agression. N’hésitez pas à faire compléter votre déposition. L’interprète doit vous traduire le procès-verbal (plusieurs pages).
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Demandez à la police de vous délivrer un récépissé du dépôt de plainte ET la copie du procès-verbal (plusieurs pages).
Porter plainte auprès du Procureur
Porter plainte auprès du procureur de la république
-
Vous pouvez porter plainte par courrier au Tribunal de Grande Instance (TGI) de votre domicile, du domicile de l'auteur des faits ou du lieu de l'infraction. Dans le courrier, détaillez au maximum ce qu’il s’est passé et décrivez votre agresseur. Même si la procédure sera plus longue et que vous serez entendu.e par la police, vous serez sur.e que votre plainte sera déposée. Vous devez envoyer votre plainte par courrier recommandé avec accusé de réception afin d’avoir la preuve du dépôt.
Si, après avoir déposé plainte, vous êtes menacé.e ou intimidé.e en vue de vous inciter à vous rétracter, n’hésitez pas à le signaler rapidement aux enquêteurs.
Après la plainte?
Après la plainte, la procédure judiciaire va suivre son cours, voici ce qu'il faut retenir :
-
Il est difficile d’estimer la durée d’une procédure judiciaire. Celle-ci peut durer entre quelques mois et plusieurs années
-
Une procédure judicaire peut être difficile, il est conseillé de vous faire accompagner par une association.
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Vous pouvez être représenté.e par un.e avocat.e tout au long de la procédure. Selon votre situation, les frais d’avocat pourront être pris en charge par l’aide juridictionnelle.
SCHÉMA - DÉROULÉ DE LA PROCÉDURE JUDICIAIRE
- Suite au dépôt de plainte, la police pourra vous diriger vers les unités médico-judiciaire (UMJ) pour réaliser un constat physique et obtenir un certificat d’ITT (voir encadré ci-dessous). Selon les cas, il pourra vous être demandé d’y retourner quelques semaines plus tard pour établir le retentissement psychologique de l’agression.
- Vous pouvez également vous rapprocher d’un médecin généraliste et d’un psychologue à chaque constat d’un nouveau symptôme (physique ou psychologique) et faire établir un nouveau certificat médical précisant que ce symptôme est en lien direct avec l’agression.
- Vous pourrez ensuite être convoqué.e de nouveau par les services de police pour être entendu.e, pour identifier l’auteur des faits ou pour une confrontation avec l’auteur afin de comparer vos versions des faits
- S’il y a une enquête de la part du juge, vous serez probablement entendu.e par celui/celle-ci
- Une fois les enquêtes terminées (par la police et par un juge), il faut compter entre quelques mois et 2 ans pour que l’affaire soit renvoyée devant une juridiction de jugement (un tribunal).
- Si l’affaire est renvoyée devant une juridiction il y aura une audience, qui marque l’avant dernière étape de la procédure. Pendant l’audience, c’est la personnalité, l’histoire de l’accusé qui va être examiné.e. Il est toutefois souhaitable que vous soyez pré-sent.e pour être entendu.e sur les faits, même si vous n’en avez pas l’obligation. Vous avez le droit d’être assisté.e par un interprète et d’unE avocatE.
- Vous pouvez vous constituer partie civile par courrier, par le biais de votre avocat si vous en avez un ou à l’oral le jour de l’audience. Cela vous permettra d’obtenir une indemnisation que vous pourrez même demander le jour de l’audience.
Attention : Après le dépôt de la plainte, le procureur décide ou non d’ouvrir une enquête. En l’absence d’éléments de preuve (ou s'il n'y en a pas assez), il pourra classer la plainte sans suite. Mais il est toujours possible de forcer l’ouverture d’une enquête en se constituant partie civile après un délai de trois mois sans réponse du procureur.
Incapacité Totale de Travail (ITT)
L’ITT est la période pendant laquelle il n’est pas possible de vivre normalement de par l’incapacité d’effectuer les gestes de la vie courante (manger, s’habiller, se laver, se coiffer, conduire une voiture, faire ses courses etc.). Le certificat est établi par un médecin mais ce n’est pas un arrêt de travail.
« Ce site a été soutenu par le programme de l’Union Européenne Rights, Equality and Citizenship (2014-2020) »
Cybersécurité
SI vous travaillez sur internet, soyez vigilante et renseignez-vous sur vos droits:
-
Faites attention à ce que vous publiez sur vos comptes personnelles et aux données que vous partagez (géolocalisation, …). Vérifiez régulièrement les informations disponibles sur vous sur Internet
-
Effacez régulièrement vos données de connexion et faites attention à la publicité ciblée
-
Protégez l’accès à votre téléphone/ordinateur et protégez-vous des pirates, notamment à l’aide d’un antivirus
- Anonymat et sécurité générale sur internet
- Sécurité générale sur Internet
- Supprimez vos données !
- Cyberharcèlement, vous êtes victime?
Anonymat et sécurité générale sur internet
Avant de poster une annonce: évaluez le risque
> Sur internet, il est important d’être conscient.e qu’il existe toujours un risque que quelqu’un vous reconnaisse, que vos photos soient dérobées et réutilisées etc.
> Evaluez le danger et/ou l’importance que peut représenter le risque d’outing (ex: votre famille est-elle au courant que vous été travailleu.r.se du sexe ? Serait-il très grave pour vous qu’elle le découvre ?) et adaptez vos pratiques en fonction de ce risque : plus il serait grave pour vous d’être découvert.e, moins vous devez en dévoiler.
Séparez votre vie personnelle et votre vie professionnelle
> Utilisez 2 adresses email, 2 lignes téléphoniques, 2 comptes Twitter, 2 comptes Facebook, etc. : une personnelle et une pour le travail.
> Ne communiquez jamais votre adresse ou numéro personnel à un client.
> Lorsque vous créez un compte sur un site internet, un réseau social ou une adresse email pour votre activité professionnelle, ne donnez jamais votre vrai nom, votre vraie date de naissance, ou toute information personnelle qu’il n’est pas strictement nécessaire de transmettre.
Inventez-vous un personnage
> Certains clients vont souhaitez connaitre des informations personnelles vous concernant. Cependant, même si certaines informations peuvent sembler banales, les dévoiler représente toujours un risque. Inventez-vous un nom, un âge, un lieu d’étude, une famille, un entourage, etc.
Attention aux photos que vous postez
> Lorsque vous publiez des photos sur vos annonces, vous devez être conscient.e du risque qu’elles soient réutilisées à votre insu et/ou que quelqu’un vous reconnaisse.
> Ainsi, si vous ne souhaitez pas être reconnu.e, ne montrez pas votre visage, et masquez tous les signes distinctifs qui pourraient permettre de vous re-connaitre (ex: tatouage, piercing etc.).
> Faites également attention à l’arrière-plan de vos photos, il est préférable de faire vos photos ailleurs que chez vous, par exemple dans une chambre d’hôtel .
Avec le client: protégez vos informations personnelles
> Si vous recevez un client chez vous, attention aux information personnelles facilement visibles à votre domicile (par exemple: changez le nom sur l’interphone et/ ou sur la boite aux lettres). Vous pouvez également dire au client que ce n’est pas votre domicile personnel (ex: vous louez un Airbnb).
> Si vous vous déplacez au domicile du client, évitez d’emporter vos papiers d’identité (vous pouvez par exemple laissez vos affaires personnelles chez une copine). Si le client vous paye un taxi ou un Uber pour vous rendre à son domicile ou rentrez chez vous, ne donnez pas votre adresse (vous pouvez par exemple donner une adresse à proximité et finir le trajet à pied).
Attention lorsque vous déclarez votre activité
> Lorsque vous vous déclarez, vos informations personnelles (nom, adresse du siège de l’entreprise activité) sont transmises à l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), qui les communique elle-même à différentes entreprises dont l’objet est de répertorier les entreprises (societe.com, manageo, etc). Afin de ne pas apparaître dans ces registres, consultez la démarche à suivre.
Vérifiez les informations sur vous disponibles sur internet
> Recherchez votre nom sur Google, afin de vérifier les informations qui peuvent être facilement accessibles par les internautes sur vous.
> Vous pouvez également utiliser le moteur de recherche photo afin de vérifier sur quels sites vos photos apparaissent.
> Créez une alerte sur google avec votre nom et/ou votre pseudo afin d’être informé.e si de nouvelles informations vous concernant sont disponibles sur internet.
> Si vous souhaitez que certaines données disparaissent, essayez dans un premier temps de voir si vous pouvez les effacer vous-même (ex : clôture de compte sur les réseaux so-ciaux).Si ces données n’ont pas été publiées par vous, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées. Pour connaitre la procédure à suivre, consultez la fiche « Demandez la suppression de vos données en ligne »
Sécurité générale sur Internet
Attention à ce que vous publiez sur vos comptes personnels
> Si vous utilisez les réseaux sociaux pour votre vie personnelle, réglez vos paramètres de sécurité afin que vos publications et vos photos ne soient visibles que par vos amis.
> Sur les réseaux sociaux, et plus largement sur tous les sites internet que vous utilisez, dans la mesure du possible, désactivez la géolocalisation et assurez vous que votre localisation n’est pas visible sur vos publications.
Séparez votre vie personnelle et votre vie professionnelle
> Utilisez deux adresses mail, deux lignes téléphoniques, deux comptes Facebook, deux comptes Twitter, etc. : une personnelle et une pour le travail.
> Ne communiquez jamais votre adresse ou numéro personnel à un client.
> Lorsque vous créez un compte sur un site internet, un réseau social ou une adresse email pour votre activité professionnelle, ne donnez jamais votre vrai nom, votre vraie date de naissance, ou toute information personnelle qu’il n’est pas strictement nécessaire de transmettre.
> Eviter d’utiliser une application mail unique (ex: outlook) pour votre adresse personnelle et votre adresse professionnelle. Cela évitera de répondre à un email avec la mauvaise adresse par erreur.
Protéger l’accès à votre téléphone/ votre ordinateur
> Mettez un mot de passe sur votre téléphone et sur votre ordinateur. Cela permettra d’éviter qu’une personne puisse accéder à vos informations personnelles (photos, répertoire etc.) en cas de vol, de perte ou lorsque vous avez le dos tourné.
> Dans la mesure du possible, ne laissez pas quelqu’un d’autre utiliser votre téléphone ou votre ordinateur sans surveillance.
> Si votre téléphone est volé, vous pouvez également supprimer son contenu à distance en utilisant les applications Find My Device/ Find My iPhone. Veillez également à changer vos mots de passes pour toutes les applications présentes sur votre téléphone (email, facebook etc.)
Effacez régulièrement vos informations de connexion
> Utilisez le mode navigation privée ou effacez régulièrement votre historique et vos cookies. Cela permettra d’éviter que quelqu’un puisse connaitre les sites que vous avez consultés
> Evitez d’enregistrer les mots de passes de vos comptes personnelles ou professionnels et pensez à vous déconnectez de vos compte lorsque vous ne les utilisez pas
> Soyez particulièrement vigilant.e si vous utilisez le téléphone ou l’ordinateur de quelqu’un d’autre
Attention à la publicité ciblée
> Les publicités qui apparaissent lorsque vous naviguez peuvent trahir les sites que vous consultez, pour limiter ce risque supprimez régulièrement vos cookies (dans les paramètres de votre navigateur)
> Désactivez la publicité ciblée dans les paramètre de vos moteurs de recherche. Par exemple, si vous utilisez google cliquez sur ce lien, puis cliquez sur désactivez
Vérifiez les informations sur vous disponibles sur internet
> Recherchez votre nom sur Google, afin de vérifier les informations qui peuvent être facilement accessibles par les internautes sur vous. Vous pouvez également utiliser le moteur de recherche photo afin de vérifier sur quels sites vos photos apparaissent.
> Créez une alerte sur google avec votre nom et/ou votre pseudo afin d’être informé.e si de nouvelles informations vous concernant sont disponibles sur internet.
> Si vous souhaitez que certaines données disparaissent, essayez dans un premier temps de voir si vous pouvez les effacer vous-même (ex : clôture de compte sur les réseaux sociaux).Si ces données n’ont pas été publiées par vous, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées. Pour connaitre la procédure à suivre, consultez la fiche « Demandez la suppression de vos données en ligne »
Protégez-vous des pirates
> Choisissez des mots de passes difficiles à deviner : créez des mots de passe contenant des majuscules et des minuscules, des chiffres et des symboles et ne communiquez jamais vos mots de passe.
> N’ouvrez jamais une pièce jointe, ou ne cliquez jamais sur un lien dans un email lorsque l’expéditeur n’est pas quelqu’un que vous connaissez ou quelqu’un en qui vous avez confiance.
> Téléchargez un antivirus sur votre ordinateur, il en existe des gratuits (ex: Avast) et faites régulièrement les mises à jour de votre ordinateur qui permettent de corriger des failles de sécurité.
> Sur votre adresse email ou sur les réseaux sociaux, activez la double vérification de connexion. Ceci réduit fortement les risques de piratage en ajoutant une étape de vérification supplémentaire lorsque vous vous connectez. Au lieu de simplement saisir votre mot de passe, vous devrez également entrer un code que vous recevrez sur votre téléphone.
> Si vous soupçonnez qu’un de vos compte a pu être piraté, changez immédiatement votre mot de passe.
Utilisez un VPN (Virtual Private Network) : Un VPN permet de crypter l’intégralité de votre activité en ligne afin de vous protéger des pirates. Bien que cela ne soit pas strictement nécessaire, l’utilisation d’un VPN est la seule solution vous permettant d’être complétement anonyme sur internet. Si vous souhaitez installer un VPN, suivez ce tutoriel.
Supprimez vos données !
Demandez la suppression de données en ligne
Si certaines de vos informations personnelles ou professionnelles (ex: photos, numéro de téléphone etc.) ont été volées et publiés sur un site internet à votre insu, il est de votre droit de demander à ce qu’elles soient effacées.
- Essayer de « signaler le contenu » si le site propose cette option
- Contactez le responsable du site par email ou par courrier et expliqués quelles données vous voulez voir supprimées et pour quelles raisons
Conservez une copie de vos démarches
Les coordonnées du responsable sont normalement disponibles dans la rubrique « mentions légales ». En l’absence de rubrique « mentions légales », vous pouvez également consulter les rubriques « conditions d’utilisation / terms of service», « confidentialité/privacy », « à propos/about » ou « contact ».
- En l’absence de réponse, déposer une plainte auprès de la Cnil
Pour déposer une plainte, cliquez sur ce lien et remplissez le formulaire.
- Si un grand nombre de vos informations personnelles ont fuitées, envisagez de payer une agence spécialisée dans l’effacement de contenus gênants
Par exemple, vous pouvez contacter PrivacyDuck ou DeleteMe
Cyberharcèlement, vous êtes victime?
Victimes de cyberharcèlement ou de chantage en ligne
Vous pouvez porter plainte et ces actes sont sévèrement punis par la loi. Conservez systématiquement des captures d’écran des propos tenus, ou des données publiées par votre harceleur, elles serviront de preuves dans l’éventualité d’une enquête judiciaire.
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Le système d'alerte et d'information Jasmine
Si vous êtes travailleuse ou travailleur du sexe, le système d'alerte et d'information Jasmine développé par Médecins du Monde France peut vous aider dans votre quotidien pour lutter contre les violences dans votre activité.
La prostitution n'est pas interdite en France. Vous n'avez pas à subir de violences. Dénonçons-les!
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Le guide d'utilisation du Système d'Alerte Jasmine
Téléchargez ici le guide d'utilisation du Système d'alerte Jasmine pour tout savoir sur comment créer des alertes, utiliser l'appli et éviter des personnes dangereuses : https://bit.ly/GuideUtilisationJasmine
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Les chiffres de la blocklist Jasmine
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COBRA LILY, Collectif d'auto-défense
Autodéfense par et pour les personnes TDS
Avec le soutien de Médecins du Monde, Cobra Lily a été créé pendant l'été 2024 par deux anciennes formatrices SWAG* (Sex Worker Autodefensa Groupe). Leur approche s'appuie sur l'auto-défense féministe et sur la méthode SWAG pour offrir des outils pratiques et accessibles. Elles abordent l'auto-défense comme un moyen d'empowerment, adapté à la vie quotidienne, que ce soit pour faire face à des violences conjugales, étatiques ou à des (micro-)agressions quotidiennes. En intégrant une réflexion sur les dynamiques de pouvoir et les réalités vécues par les personnes marginalisées, elles créent un espace où chacun·e peut renforcer sa confiance, poser ses limites et revendiquer sa sécurité avec force et légitimité. Leurs techniques s'adaptent à toute réalité de vie et surtout engagent la force du groupe ! Vous pouvez consulter leur site : https://cobra-lily.fr
*SWAG est une méthode d'autodéfense pour les TravailleurSEs Du Sexe (TDS), développée par les TDS iels-mêmes depuis 2015.
- Leur mission
- Leur histoire
Leur mission
Leur mission est d'augmenter la sécurité et le bien-être des participant·e·s grâce à des stratégies d'autodéfense verbale, émotionnelle et physique. En apprenant les un·e·s des autres à défendre leurs corps et à faire respecter leurs limites dans divers contextes (professionnels, personnels, familiaux), elles renforcent leur autonomie, leur confiance en elles et leur autodétermination.
Conformément à leurs valeurs, elles placent les savoirs et l'expertise des TDS au cœur de leur méthode, tout en adaptant leur pratique aux besoins de tou·te·s les participant·e·s. En adoptant une approche intersectionnelle et axée sur la réduction des risques et l'empowerment, leurs ateliers d'autodéfense offrent un espace inclusif pour partager des stratégies préventives, se reconstruire, et retrouver l'estime de soi ainsi qu'un sentiment de pouvoir d'agir face à la violence et à l'oppression systémique.
Leur histoire
Depuis 2024, dans une volonté de faire contrepoids à des systèmes d’oppression imbriqués et interdépendants (sexisme, transphobie, racisme, précarité économique, politiques migratoires, validisme, et stigmatisation du travail du sexe), Cobra Lily Collectif est né !
S'appuyant sur les principes de l'autodéfense féministe et la méthode SWAG, elles proposent une approche holistique, axée sur l'émancipation, la solidarité et les solutions communautaires face à la violence et à l'oppression auxquelles elles font également face.
Leur mission est d'offrir bien plus qu'un apprentissage technique : il s'agit de créer un espace de partage et de transformation, où l'autodéfense devient un outil de résistance collective face aux injustices.